Témoignages sur le télétravail
Le 22 août 2005 | par Xavier de Mazenod | 28
Vous êtes télétravailleur ou vous projetez de le devenir ?
Vos témoignages sur votre manière de travailler, les avantages et les inconvénients que vous y trouvez sont les bienvenus. Ils seront très utiles pour ceux qui envisagent d’adopter ce mode d’organisation.
N’hésitez donc pas à témoigner dans les commentaires ci-dessous.
(Merci de ne pas poster de publicités pour vos prestations ou de demandes de travail, je les effacerai. Pour cela, écrivez-moi).
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Friede JUNG a écrit 30 août 2005
Bonjour Xavier
Je suis basée en Alsace, dans l’Outre-Forêt, dans un village rural de 500 habitants, un des plus beaux de France, à Hoffen très exactement.
La frontière allemande est à 15 km, j’exerce à domicile depuis 10 ans. J’aimerais témoigner quant au travail en milieu rural, qui n’est pas facile. Le métier de travailleur à domicile n’est pas estimé à sa juste valeur, souvent les gens nous voient comme des travailleurs sociaux… les entreprises font difficilement confiance à des travailleurs externes à l’entreprise, pour gangner ma vie je suis souvent amenée à me déplacer en entreprise…L’isolement aussi peut être un problème…le statut d’indépendant n’est pas favorable à nos métiers surtout pour l’information et la communiquation…autre, personnes pas organisées s’abstenir, une certaine rigueur est nécessaire pour travailler à domicile (flexibilité, disponibilité…)à ce jour mon activité génére une rémunération d’un emploi à mi-temps je la complète avec d’autres activités, toutefois j’ai une compensation du fait de pouvoir travailler dans mon village même.
Amicalement
Friede JUNG
Xavier a écrit 31 août 2005
Merci Friede. Bien d’accord sur la nécessité de s’organiser. Vous exercez quelle activité ?
Fairweb a écrit 3 septembre 2005
Friede a raison lorsqu’elle précise « personnes pas organisées s’abstenir ». Le télétravail réclame une rigueur qui peut se résumer à être capable de commencer à travailler pendant qu’on fait couler le café à 6h du matin. Ca réclame également une compréhension de l’entourage familial. Un télétravailleur travaille beaucoup, de longues heures. En revanche, télétravailler, c’est être libre géographiquement. Je suis développeuse web et je travaille en freelance depuis 2 ans dans un village de Provence. La plupart de mes clients et partenaires sont à l’autre bout de la France et je ne les ai jamais rencontré (il faut aussi être capable de celà). A présent, je déménage, non pas pour me rapprocher des grandes villes, mais de la mer. Je programmerai au Grau du Roi dans quelques mois et celà ne devrait rien changer dans mon travail. La clé, c’est de savoir travailler seul, longtemps, et communiquer à distance avec aisance. A partir de là, vous pouvez être où vous voulez, avoir le soleil, la mer, et le travail
FAREL a écrit 15 novembre 2005
tout ceci bien beau, mais peu d’aide pour les chomeurs et trop peu d’information à l’ANPE.
Véronique a écrit 3 mars 2006
Bonjour,
Je suis sur le point de m’installer en tant que télésecrétaire. Du fait des activités que je souhaite exercer, je peux être inscrite en tant que profession libérale ou artisan. Pouvez-vous m’indiquer quel est le meilleur statut.
Merci
Véronique
Xavier a écrit 3 mars 2006
Non Véronique, je ne peux pas vous conseiller. Ce choix a des conséquences sociales et fiscales et je ne connais pas votre situation ni vos attentes.
je vous recommande le site http://www.apce.com ou de vous adresser à un expert-comptable.
anna a écrit 13 juin 2006
tout ceci bien beau, mais peu d’aide pour les chomeurs et trop peu d’information à l’ANPE.
EN REPONSE AU MESSAGE DE MARIE:
Je voudrais ajouter , (car quand il y a de bonnes choses , il faut quand même le dire) qu’avec beaucoup de pugnacité on arrive à obtenir des aides , même au niveau de l’ANPE.
Pour ma part , je suis créateur d’entreprise (télétravailleur aussi en quelque sorte) puisque je fais de la vente sur internet.
Après un licenciement, s’est posé la question de savoir ce que je voulais et pouvais faire, et aussi comment je me positionnais sur le marché du travail:passé 40 ans il devient difficile de retrouver un emploi équivalent et surtout un salaire égal, chez un nouvel employeur.
Pour créer mon entreprise « Les Fées Créatives » (2 ans pratiquement entre la naissance du projet et la création effective de la société)je perçois encore mes indemnités ASSEDIC grâce à la demande d’ACCRE que j’ai formulé auprès des différents organismes.Le plus difficle est de déclarer chaque mois 1 heure et 1 euro de salaire, quand on sait la somme de travail que nécessite la mise à jour d’un site…
Je viens d’apprendre qu’il est encore possible (sous toutes réserves car je n’ai pas confirmation) après la fin des droits de percevoir éventuellement une allocation de solidarité spécifique…
Ce qui tomberait très bien puisque je ne peux encore retirer un salaire de mon entreprise.
Voilà donc pour rassurer Marie, mais surtout…avec de la volonté ,on arrive à bouger des montagnes.
Bon courage à toi …
Cordialement
Anna Fée webmaster du site http://www.lesfeescreatives.com
Xavier a écrit 14 juin 2006
Bravo Anna pour la tenacité et pour le résultat !
Deux petites critiques sur la forme :
- je trouve que l’argonomie de votre boutique nuit à la présentation des produits (par exemple le menu de gauche est trop confus)
- le choix de MSN pour votre blog est dommage. Il existe de meilleures solutions même chez les hébergeurs gratuits : l’excellent http://www.canalblog.com (avec un peu de pub) et http://www.hautetfort.com (sans pub).
Bonne chance.
Jj a écrit 26 août 2006
Dans ma société, le télétravail est possible grace à une démarche du management américain pour diminuer le temps passé par les collaborateurs dans les embouteillages et pour accomoder avec des contraintes personnelles comme familiales. Techniquement, l’accés au réseau est réalisé avec un VPN et un systeme d’autentification, et aussi des pabx permettant de controler les redirections et les boites vocales à distance. Toutes les salles de reunions sont équipées d’un téléphone spécial. La présence physique n’est plus nécessaire.
Cote maison, il faut avoir un espace suffisament adapté pour pouvoir se concentrer sur son écran, et ne pas déranger en cas de conversation téléphonique prolongée. Mais c’est tout.
Cordialement,
jj
Aymeric Jacquet a écrit 16 novembre 2006
Bonjour tout le monde,
Petite présentation rapide, je suis Gérant d’une petite société de Webdesign/Formation. Géant et seul et unique employé.
J’habite dans un tout petit village du sud de la Loire Atlantique et ma société est installée à mon domicile.
Toute mon activité de webdesign se fait exclusivement en télétravail, les seuls moments ou je suis en contact physique avec le client, sont en général les périodes pré signature, ensuite tout se gère via des outils collaboratifs en ligne, que je travaille en solo ou en constituant un groupe de professionnels.
Et tout le monde y trouve son compte.
Le télétravail est une réalité en France, les entreprises « à l’ancienne » ont encore du mal à s’y faire, mais des entrepreneurs un peu plus ouverts finissent par se dire qu’ils y ont de nombreux intérets.
Une petite chose, il faut quand même faire la différence entre le télétravail « salarié » et l’Outsourcing qui est une forme de soustraitance des entreprises mais avec des liens beaucoup plus étroits. Dans les faits, les deux se ressemblent beaucoup.
La hausse des prix de l’immobilier repousse les gens de plus en plus loin des grandes aglomérations, cela a un coût pour les salariés bien sur, mais cela à un coût aussi pour les entreprises, moins visible mais qui pousse certaines entreprises à se poser de nombreuses questions.
- Un salarié qui habite loin est plus fatigué en arrivant au travail : perte de productivité.
- Un salarié qui habite loin est moins souple sur ses horaires voir aura tendance à grignoter quelques minutes de ci de là (volontairement ou non : embouteillages du matin, arret du travail un peu en avance pour partir à l’heure pile) : perte de temps de travail effectif.
- Un salarié qui habite loin voudra un jour ou l’autre trouver un emploi proche de chez lui : perte de compétences.
- Un salarié qui habite loin et qui vient en voitures aura plus tendance à accepter des arrêts maladie même de courte durée pour récupérer de la fatigue : encore une fois perte de temps de travail effectif.
De fait, tout cela a un coût, et les entreprises s’en rendent de plus en plus compte. La mutation s’effectuera avec un changement des mentalités et une forte évolution des outils collaboratifs.
Mais attention, comme déja précisé au dessus, tout le monde n’est pas fait pour travailler à distance, cela demande de l’organisation, de la rigueur et un certain sens de l’initiative personnelle.
Ceci dit, rien n’empèche une société d’instaurer des outils permettant de gérer le personnel en télétravail « comme à la maison », tout le monde s’y retrouve : l’employé car il ne se sent pas seul et l’employeur car il garde un « contrôle » sur son équipe.
Ne pas oublier également un facteur important de l’immobilier dans les villes : embaucher des télétravailleurs ou transformer des postes déja existants en poste de télétravail peut permettre à l’entreprise de faire de gros gains sur ses frais de fonctionnement : charges locatives moindres, impact également sur la taxe professionnelle etc…
Pour l’outsourcing, on retrouve beaucoup des éléments vus au dessus en rajoutant plusieurs facteurs :
- Pour l’employeur : Je ne paie que ce dont j’ai reellement besoin.
- Pour l’ »indépendant » : je ne suis pas affilié à une société, je travaille pour plusieurs « employeurs ».
Il faut se retrouver dans une situation gagnant/gagnant ou l’ »employeur » et l’ »employé » ont tout à y gagner.
Je vais vous donner un exemple d’une personne de ma région :
Elle est secrétaire médicale en télétravail.
Elle travaille pour 3 médecins de 3 villages différents.
Gains pour elle :
Elle travaille chez elle.
Si elle perd un de ses employeurs, elle n’en perd qu’un, elle ne se retrouve pas au chômage (bien qu’il faudra bien qu’elle en retrouve un autre).
Elle est employée a temps partiel par chacun des 3 médecins et a donc tous les avantages d’un salarié.
Etc.
Gains pour les employeurs :
Gains structurels, ils n’ont pas eu a installer un bureau de secrétaire dans leurs petits cabinets.
Ils se sont partagé les frais de matériel.
Ils ne paient chacun qu’un temps partiel.
Etc…
Je reste intimement persuadé que l’outsourcing et le télétravail sont une piste d’étude pour une mutation de l’emploi en France, mais pour cela il faudra que tout le monde y mette du sien.
Severine a écrit 16 novembre 2006
Ma vie avant le teletravail :
Je me levais a l’aube stressee, des le matin, a l’idee que j’allais devoir affronter 1h30 de bouchons. Je me levais avec peu d’appetit. Prendre un petit dejeuner equilibre etait une mission impossible, je partais toujours en catastrophe.
Depart de la maison a 7 h, arrivee au boulot a 8h30 quand ce n’etait pas 9 h apres s’etre faufilee entre les camions, avoir failli se faire broyer par plusieurs voitures,…
J’arrivais saine et sauve au boulot presque tous les matins et c’etait comme cela tous les jours.
Il fallait traverser un long parking sous la pluie, affronter parfois la neige, le verglas. Gratter les carreaux de la voiture en hiver, pendant une bonne demi-heure avant de prendre la route, matin et soir. De quoi etre en forme et de bonne humeur…
Comment, dans ces conditions, etre en forme pour bien demarrer sa journee de boulot ? Face a des collegues qui ne comprennent pas notre mauvaise humeur et notre fatigue des notre arrivee ? Face a un chef qui hurle qu’on a encore une demi-heure de retard ? Meme si on explique, avec la plus grande patience du monde, que ce n’etait pas de notre faute que c’etait encore un accident sur l’autoroute qui a provoque un ralentissement sur le voie.
Le ventre vide, je demarrais peniblement ma journee, meme si j’etais pleine de bonne volonte. Et je scrutais le ciel, en fin d’apres midi, en esperant qu’il n’allait pas geler, ou qu’il n’allait pas neiger car le chemin de retour etait aussi un parcours du combattant, qu’il fallait braver avant d’arriver a la maison, et, ce retour, n’etait jamais avant 22 heures. J’etais completement epuisee. Je ne prenais meme pas le temps de me preparer un repas le soir. Les gaz d’echappement avaient fini de m’achever et je m’endormais lourdement avec une migraine atroce, jusqu’au prochain reveil. Et ainsi de suite…
J’avais l’impression d’etre comme Sisyphe roulant ma pierre jusqu’en haut de la montagne pour la voir redescendre et retomber lourdement…Un eternel recommencement.
Ma vie aujourd’hui en tant que teletravailleur :
Je me leve a l’aube, je prends le temps de me preparer un bon petit dejeuner equilibre. Tout en savourant un bon the, je releve mes mails grace a ma connexion wifi et a mon ordinateur portable qui ne me quitte pas de piece en piece dans toute la maison.
Je prends le temps d’aller faire un petit tour dans le jardin accompagnee de mon telephone sans fil. Je respire un air frais et revivifiant qui me donne une energie a deplacer des montagnes. Il est 9 heures, je m’installe a mon bureau, pleine de gaiete et d’enthousiasme et surtout, je suis zen. Je reponds d’abord a mes messages les plus urgents. Puis, je traite mes dossiers en cours. Les heures s’egrenent sans que j’y prete attention. Ma concentration est totale. Je ne m’inquiete pas de savoir si j’ai eteint le gaz ou si le fer a repasser est bien debranche. Zen, je suis zen.
Je n’ai pas de collegues perturbateurs qui viennent me raconter leurs derniers deboires avec leur conjoint.
Je n’ai plus ce sentiment de me battre contre des chimeres. Chaque heure de travail m’enrichit, pas seulement d’argent car, toutes mes heures de travail ne sont pas facturables, mais, elles m’enrichissent dans le sens ou, je me sens vraiment utile et epanouie, avec cette impression d’avoir fait le bon choix. Celui qui me correspond le mieux. Il n’y a pas de doutes pour moi que ma place etait veritablement a la maison, en tant que travailleur independant. Avec du recul, je me rends compte a quel point j’ai brade mon temps, 3 heures de trajet chaque jour pour me rendre au boulot, 15 heures par semaine, 60 heures par mois, 660 heures par an. Un vrai gachi !
MiKE a écrit 18 novembre 2006
Hello Xavier. Comme bcp durant la bulle internet, je cumulais les boulots et donc les heures de travail que je passais soit au bureau, soit chez moi quand je le pouvais.
Modérer des forums, animer des communautés, rédiger des papiers.. tout en se faisant livrer une pizza chez soi, en tong et caleçon, c’est un plaisir que j’ai eu énormément de mal à quitter lorsqu’il m’a fallu travailler dans une start-up à plein temps, ce que j’ai fait quelques temps cependant.
Depuis 2001, j’ai crée MotsAndCo, une agence basée sur le principe de réseau [http://murl.se/15321. Une « agence » qui tient dans un laptop, deux clés USB, quelques DVD d’archives, un intranet, trois wikis, énormément de sites web de travail collaboratif et des partenaires dans le monde entier, de la Syrie à l’Equateur, du Bangladesh aux USA..
Je pense que le plus difficile est de maitriser le fait d’être partout et [pour tes clients et partenaires dumoins] nulle part à la fois.
Une fois que tu as compris le fonctionnement des outils, agrandi ton réseaux de contacts et de prestataires jusqu’à une taille critique te permettant de répondre à un ample spectre d’appels d’offres et que tu met de côté tes grasses matinées pour quelques mois, le télétravail est un vrai bonheur.
Un bonheur cependant souvent incompris par certains clients et prospects. Je ne pense pas qu’il s’agisse d’un conflit générationnel ou social mais bien de l’ « avoir expérimenté » ou non.
La majorité de mes clients accepte ainsi que je sois physiquement loin d’eux tant que je reste aussi réactif qu’un collaborateur situé à moins de 3 mètres.. certains autre ne comprendraient pas et pour eux, j’écoute les points routes sur une webradio parisienne afin de pouvoir leur parler des kilométres de bouchons sur le périph parisien. Km que je ne connais plus depuis quelques années mais qui sont importants en tant que référent social et point de proximité.
A tous ceux qui souhaiterait se lancer, je tiens seulement à préciser que c’est loin d’être le paradis et que la liberté du télétravail se paie.. mais si vous ne supportez plus les bouchons, faire tjs le même trajet chaque matin/soir et avez une motivation assez importante pour pouvoir vous fixer des régles, des horaires et un cadre de travail, FONCEZ !
Xavier a écrit 22 novembre 2006
Oui, je l’ai constaté aussi, les clients, dans leur grande majorité, comprennent que leur prestataire soit loin d’eux.
Mais pas certains qu’ils l’admettent aussi facilement pour leurs salariés
Jean-Christophe Courte a écrit 27 novembre 2006
Préambule : co-auteur d’un livre (Comment travailler chez soi, publié chez Eyrolles) avec Lukino, j’ai hésité à réagir à ce billet… Si ce témoignage pose un souci à Xavier, qu’il n’hésite pas à le supprimer…!
Je bosse chez moi depuis trois ans après avoir été plus de 20 ans salarié (de ma propre boîte) sur Paris…
Bien évidemment, je suis pour cette forme d’activité même si nous sommes persuadés, Lukino et moi, que ce type de travail n’est pas évident pour tout le monde.
Hormis les transports (nous sommes de facto plus écolos), ce que je vois, c’est que mon travail s’est amélioré car bien moins de stress, plus de concentation, plus de disponibilité en cas de coup de bourre…
Sur la plan personnel, c’est mille fois mieux en terme d’équilibre familial… J’organise mon temps en fonction des activités de mes mômes et de mon épouse qui sont, du coup, plus tranquilles…
Mieux, je vis mieux, je règle mes problèmes de santé que j’avais occulté, je mange beaucoup plus équilibré et mon entourage me sent plus disponible… Et j’ai du temps (un peu !) pour moi…!
Le tissu professionnel…? Et la voix sur IP alors…?!
Bref, je pense que ni Jacques (Lucchino) ni moi ne serions aujourd’hui capables de bosser à nouveau dans une entreprise comme salariés dans un bureau…!
Bon, j’abbrège, j’ai mon fiston a récupérer…
++
Gabriel CIAN a écrit 6 décembre 2006
Bonjour, étant moi même télétravailleur, et fortement convaincu que le télétravail est amené à se développer énormément dans les années à venir, j’ai crée une plateforme de travail à distance, Progonline. J’y ai découvert toute une communauté de prestataires qui souhaitent travailler par Internet. La majorité sont salariés, et travaillent le soir chez eux sur Progonline, mais prévoient, si leur bénéfice atteint un niveau critique, de s’installer durablement chez eux.
Pat a écrit 9 janvier 2007
Bonjour,
Etant moi même téléassistante depuis peu, tous vos avis m’interessent et je souhaitais vous faire part de mes observations : certes, le télétravail est un choix de vie avant tout car ne nous cachons pas qu’il est quand même plus confortable de travailler chez soi, dans son petit univers que de commencer la journée par un trajet souvent long et fastidieux et retrouver une ambiance en entreprise pas toujours au top.
Sans oublier l’organisation familiale qui s’en trouve simplifiée.
Malgré ce beau tableau, 2 points noirs subsistent : la recherche de prospects qui n’est pas une mince affaire, étroitement liée à la peur de l’inconnu. En effet, les professionnels français, qui ne sont pas les champions européens du télétravail, ont encore beaucoup d’efforts à fournir pour « digérer » cette forme d’activité à distance qu’ils ne maîtrisent pas. Et si certaines professions sont déjà familiarisées avec ce système, nombreuses sont celles qui ne veulent même pas tenter l’aventure. A mon avis, il y a un sérieux travail à faire du côté des mentalités (le rapport Morel – L’Huissier rendu récemment au Premier Ministre va t-il être un déchencheur ?)A bon entendeur…
massal a écrit 3 février 2007
ma femme vient d’avoir un ALM de 1 an et a repris le 15 janvier pour 2 jours par semaines dans un hopital ‘en CDD). Mais elle ne voit personne de la journée et est à 3/4 heure de voiture de chez elle. Suite à sa longue maladie, elle revient en plus crevée. Elle souhaite changer en télétravail, mais elle ne sait pas si c’est autorisé dans la fonction publique des hôpitaux (elle attend une réponse). Quelqu’un peut-il m’indiquer un site qui propose du télétravail de secrétariat médical , ou au moins du télétravail de secrétariat (rapports, traductions,réponses aux clients…)?
Jeanne a écrit 1 mars 2007
Bonjour,
Je souhaiterais avoir des informations concernant les formations au télétravail. Je souhaite créer ma sté de télésecrétariat. J’ai déjà consulté le site formation-teletravail.com. Y-en t-il d’autres ? Une formation est-elle réellement nécessaire ou les informations que l’on trouve sur le net (fiches techniques à télécharger, etc…) peuvent-elles suffire ? Enfin, eixte-t-il des formations (à distance ou sur site) remboursables pour les demandeurs d’emploi, je n’en trouve qu’à Mulhouse alors que je suis en Bretagne. Merci de me renseigner à ce sujet.
Guillaume a écrit 13 mars 2007
Télétravailleur convaincu et pratiquant de la première heure, je travaille comme éditeur electronique, l’accès Internet étant ma seule condition indispensable, j’ai la chance d’avoir, depuis quelques années, pratiqué (et je pratique… en ce moment même) le télétravail.
Gain de temps, gain de confort, moins de stress = gain de productivité.
Néanmoins le télétravail n’est pas si simple qu’il parait à mettre en pratique si vous n’êtes pas rigoureux et organisé. Mais si vous l’êtes, vous adopterez ce style de vie qui rendra votre travail beaucoup plus efficace.
Bien évidemment, télétravail ne rime pas avec disparition du bureau, et toute une organisation (bien aidée par les NTIC) est à mettre en place.
Si je peux répondre à quelques questions sur la pratique et la réalité du télétravail au quotidien, je suis à votre disposition
J’aurai bientôt l’occassion de vous en reparler un peu plus concrètement…
Xavier a écrit 13 mars 2007
Merci Guillaume. Oui, une interview s’impose
Bahia a écrit 14 mars 2007
Bonjour,
Je suis chef de projet web et travaille pour une organisation parapublique basée à Paris. Depuis octobre 2006, mon ami et moi avons déménagé dans le Morbihan et j’ai commencé à télétravailler en passant 1 ou 2 journées par semaine à Paris. Je dois dire que j’appréhendais quelque peu cette expérience : la peur de l’isolement (moi qui adore travailler en équipe), la crainte d’être mise de côté lors des prises de décisions… Et bien, force est de constater que les choses se passent très très bien ! Ma qualité de vie a fait un bond incroyable (plus de stress, un environnement exceptionnel…), j’organise mon travail en toute autonomie, mes relations avec mes collègues n’en ont pas souffert, je me sens beaucoup plus zen qu’avant (le fait de ne pas être au bureau tous les jours aide à prendre du recul sur certains événements)… dans mon cas, je dirais que les facteurs de succès sont : la confiance du management (indispensable), l’utilisation des bons outils (espaces d’informations partageables, messagerie instantanée, e-conference…), l’organisation et la rigueur. les points de vigilence : un petit temps d’adaptation pour rôder la nouvelle organisation avec son équipe, une dépendance par rapport à internet (aujourd’hui, le niveau de services des FAI fait qu’on est jamais à l’abri d’une coupure de l’ADSL !) et une fatigue due aux allers et retours entre le Morbihan et Paris (environ 6h30 de train en 2 jours).
malgré ces petits soucis, je pense avoir nettement gagné au change. Avec les beaux jours qui arrivent, j’ai de plus en plus l’impression d’être une privilégiée ! espérons que cette pratique se développera !
stéph a écrit 22 août 2007
Bonjour,
Pour suivre mon mari dans ses déplacements de longue duré j’ai conclu un accord de télétravail avec mon entreprise. Cela fait maintenant 4 mois, que je travail depuis l’étranger pour ma boite en france. Au début tout se passait bien, mais depuis un mois j’ai une grosse baisse de motivation. Je sais qu’il est possible de mettre en place avec mon entreprise différent moyen pour maintenir ma motivation, mais je ne sais pas comment les mettre en place. La solitude de ce télétravail est de plus en plus grande. Je crois en plus que les grandes vacances n’aident pas!!! Je rentre en france que tout les 3 mois, donc les contacts avec mes collégues ne se font que par téléphone et au fil du temps les gens m’oublient dans les mails, ou ne m’appellent pas.
Le télétravail était super au début, une vraie vie de couple, plus de temps pour moi, moin d’heure sup…. Mais aujourd’hui le bilan est plus négatif. Je suis quand même contente de faire partie de l’aventure télétravail en non cadre.
aurel a écrit 17 janvier 2008
Bonjour stéph,
je voudrais mettre en place un accord de teletravail depuis l’étranger avec ma boite. Je ne m’y connait absolument pas en matière de législatif. Est ce legal? qu’est ce qui doit être déclarer? paye t-on les impot en france?
merci d’avance pour ta réponse..
baverel a écrit 30 août 2010
Je suis sans emploi ,et très peu de connaissance en informatique.
Je suis très motivée car je vie seul avec deux enfants en bas ages.
nicole a écrit 27 mai 2011
Bonjour à tous,
Je suis écrivain biographe et je travaille chez moi depuis douze ans. Pour moi, c’est un bonheur. Je vis à la campagne. Mon bureau est face à mon jardin. Evidemment, pour vivre de mon métier, je dois me lever tôt, travailler beaucoup, m’organiser et ne pas me laisser distraire, cloisonner pour ne pas travailler jour et nuit, semaine et week-end. En fait, je dois prendre rendez-vous avec moi-même pour cesser de travailler ! La solitude peut constituer un handicap, mais je suis liée avec d’autres biographes et nous échangeons le plus souvent possible. De toutes façons, je crois qu’il faut aimer la solitude pour travailler chez soi. C’est mon cas.
Xavier a écrit 27 mai 2011
Merci de ce témoignage Nicole.
Vous le dîtes bien : le télétravail exige de s’organiser pour éviter les deux écueils du trop ou du pas assez de travail.
Quant à la solitude c’est exactement cela. Elle doit être choisie et pas subie.
Quand elle est choisie, on peut la rompre pour retrouver les autres et elle ne pèse pas.
nicole a écrit 27 mai 2011
Xavier,
Au fond l’organisation serrée de son activité à domicile est rendue indispensable par un léger « détail » (qui n’en pas un !) : si je ne suis pas organisée, je travaille mal ou pas assez, et comment alors gagner ma vie ? Si j’écris de mauvais livres, bâclés, ma réputation sera en berne. Et si elle s’accompagne de galère financière, ma belle liberté est nulle. CQFD…
Autre petit « détail » à régler rapidement, avec ses amis cette fois : « Oui, je sais que tu as un jour de congé et que je suis à la maison, mais non, je n’ai pas le temps de boire un café ! »
Mais j’ai des amis formidables !
Xavier a écrit 27 mai 2011
Tous les télétravailleurs à la maison connaissent cette difficulté avec leurs proches, amis ou famille.
On ne travaille pas vraiment puisqu’on est à la maison
Avec le temps on apprend à gérer.