Livre vert : télétravail et développement durable par Syntec informatique
21 janvier 2010
Enfin des chiffres et des éléments concrets pour étayer ce que nous savons tous ici sur Zevillage : le télétravail est bon pour la planète.
Syntec informatique, la chambre syndicale des SSII et des éditeurs de logiciels, publie le 2nd volume d’un petit livre vert de 32 pages, Le télétravail au service du développement durable (à télécharger, 520 k, format PDF).
Tous les aspects du télétravail sont abordés avec, pour chaque rubrique, des conseils pratiques afin d’aider à la mise en place de cette nouvelle organisation dans son entreprise.
Le point fort de ce petit ouvrage est la somme de cas concrets et de calculs pour dmontrer les avantages écologiques du télétravail :
« 50% des émissions de CO2 sont liées aux déplacements professionnels (source WWF, 2008), et en France, un employé parcourt, sur le trajet domicile-travail, en moyenne 26 km par jour. Si les salariés travaillaient en moyenne 2 jours par semaine à leur domicile, cela induirait un gain direct de plus de 800 kg de CO2 par personne et par an, soit près de 10% du bilan carbone d’une personne. »
En Ile-de-France, si 5 % des 4 000 000 de personnes employées dans le tertiaire étaient des télétravailleurs, le trafic sur les routes et dans les transports en commun serait fluide. En effet, une diminution de seulement 3% des déplacements pour les transports en commun et de 5 à 7% pour la circulation routière suffirait à améliorer les conditions de déplacement dans les grandes agglomérations et à diminuer très significativement les taux de CO2 émis dans le cadre des déplacements professionnels.
Une démonstration implacable
En plus des bénéfices de la réduction des déplacements, le livre vert ajoute la réduction des émissions liées à la diminution des espaces de bureaux nécessaires (consommation en chauffage, éclairage, climatisation…).
Le potentiel d’économie de CO2 à réaliser grâce au télétravail est impressionnant. Selon l’étude Smart 2020 publiée en 2008, ce potentiel est de 11,7 millions de tonnes pour la France. Ce équivaudrait à retirer 4 875 000 voitures de la circulation !
Le livre prend également l’exemple de la mise en oeuvre d’une solution de téléprésence dans une entreprise de 5 000 personnes : 6 000 h économisées par an, 125 000 € économisés en deux mois. Auxquels s’ajoutent la diminution des charges d’entretien de locaux professionnels, la réduction de l’absentéisme et une augmentation de la productivité des collaborateurs.
Enfin, le télétravail offre de nouvelles perspectives de recrutement à l’entreprise, qui peut désormais recruter hors de son bassin d’emploi les compétences qu’elle n’y trouve pas, et facilite l’intégration des seniors et des collaborateurs handicapés. Une aubaine pour des territoires ruraux.
A noter que l’un des deux experts de cet ouvrage est Nicole Turbé-Suetens avec qui nous avons rédigé le Petit manuel du télétravail (à télécharger, 350 ko, format PDF).
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Bonjour,
Comment pouvez-vous dire que « le point fort de ce petit ouvrage est la somme de cas concrets et de calculs pour démontrer les avantages écologiques du télétravail » ?
C’est plutôt le point faible !
Personnellement je ne vois aucune démonstration.
Prenons l’exemple du télétravail pendulaire domicile-travail. Le rapport avance le chiffre de 800 kg de teq CO2 en moins pour une personne qui pratiquerait le télétravail 2 jours par semaine sur un an. Mais ne dit rien sur ce qui est inclus dans ces 800 kg. Quelle est la méthode de calcul ? Pourquoi ce rapport ne fait-il pas mention des effets collatéraux ?
Certes, l’évaluation des émissions de gaz à effet se fait en ordre de grandeur. Raison de plus pour le faire sérieusement.
Vous affirmez : « En plus des bénéfices de la réduction des déplacements, le livre vert ajoute la réduction des émissions liées à la diminution des espaces de bureaux nécessaires (consommation en chauffage, éclairage, climatisation… ». Très bien mais il ne faut pas oublier de mentionner les consommations induites par le travail au domicile. Au passage connaissez-vous beaucoup d’entreprises qui ont effectivement réduit leur espace de travail grâce au télétravail ?
Tout cela me semble très sommaire. Attention aux conclusions rapides, les cas de figure sont multiples. L’approche environnementale du télétravail nécessite rigueur et transparence sur les hypothèses de travail et la démarche car les gains sont là mais ils ne sont pas aussi nets qu’on pourrait le croire.
On peut toujours vanter les bénéfices du télétravail à coup de grand slogan comme « le télétravail est bon pour la planète » mais c’est déjà difficile de faire un chiffrage qui tient la route pour une personne alors à plus grande échelle c’est encore plus difficile. Le problème, c’est que tous les rapports se citent et se recitent et qu’on oublie qu’il y a derrière une grande nombre d’approximations et d’hypothèses.
Ce rapport a été rédigé par des experts des TIC aidés par de vrais experts du télétravail mais où sont les experts du DD ?
Très intéressante cette querelle d’expert. De toute façon ces calculs sont très théoriques et on peut ergoter longtemps.
Ce qui me semble intéressant c’est que pour une fois ce rapport fait une tentative pour quantifier les effets induits du télétravail.
Je constate juste que vous n’affirmez pas que le télétravail est mauvais pour la couche d’ozone.
Et si vous proposiez votre collaboration au Syntec ?
J’ai trouvé très intéressante la façon de vous mettez en relief l’implication du monde informatique dans le developpement durable.
En effet, l’écologie est une préoccupation de nos sociétés contemporaines qu’il se doit d’être impulsée par des institutions.
On ne peut donc que féliciter toutes actions dans cette ligne de conduite.
Il existe une organisation qui justement souhaite fédérer les actions s’inscrivant dans une démarche de sauvegarde de l’environnement il s’agit du Green IT,le blog prestation intellectuelle lui consacre d’ailleurs un article : http://www.prestationintellectuelle.com/2008/10/03/la-green-it-et-la-prestation-intellectuelle/#more-102