L’histoire de la Cordée – partie 1 : la rencontre

Le 15 décembre 2011 | par Julie Pouliquen | 10

Un projet, une création d’entreprise, un voyage… c’est souvent à la base une histoire de plusieurs personnes qui se sont rencontrées et ont accroché. La Cordée ne déroge pas à la règle : l’espace de coworking n’aurait jamais ouvert, ou le projet aurait probablement été extrêmement différent, si un après-midi de juillet 2006, Julie et Michael n’avaient pas appris la même nouvelle concernant la suite de leurs études…

Septembre 2006

Fraîchement sortis de classes préparatoires, ils ne se connaissent pas encore mais s’apprêtent à intégrer la même école de commerce. Appréhendant une arrivée brutale dans la capitale française depuis leur province ensoleillée, joyeuse et chantante (Michael à Montpellier, Julie à Antibes), ils sont tous deux heureux d’apprendre la mise en place d’un séminaire d’intégration à St Cyr Coëtquidan, qui sera une manière plus « cool » de connaître une partie de leurs futurs camarades que propulsés sans airbag sur un campus parisien.

C’est donc en treillis dans la boue, entre deux parcours du combattant, sur un radeau prenant l’eau ou au cours d’une séance de simulation de tir au FAMAS (aucun des deux ne s’en rappelle exactement, mais c’était quelque chose comme cela) qu’ils se rencontrent et commencent à s’apprécier.

Septembre 2006 – Juin 2008

Arrivés finalement sur le campus de Jouy-en-Josas, ils découvrent que le changement de vie ne sera pas si brutal, car si on ne peut plus vraiment dire qu’ils sont provinciaux, on ne peut toujours pas dire qu’ils sont parisiens ! S’ensuivent deux années de vie intense, entre fêtes et associations, sports et musique, (quelques) cours et orgies, où tour à tour Michael est soutien hyperactif de Julie lors d’une campagne quasi-présidentielle (pour élire le bureau des élèves) et Julie est élève de Michael lors de cours de capoeira animés. La vie est douce sur le plateau de Saclay.

Juillet 2008 – Juin 2010

Vient l’année de césure, chacun part de son côté… Et Julie poursuit, et en fait une seconde (année de césure) alors que Michael retourne à l’école pour se spécialiser en entrepreneuriat. Il part en stage de fin d’études au Brésil, où…

Après avoir escaladé le pain de sucre

Après avoir escaladé le pain de sucre

Juin – Juillet 2010

Julie finit justement son tour du monde ! Heureux hasard, ils passent avec d’autres de leurs amis des heures et des jours à refaire le monde dans la Cidade Maravilhosa (Rio de Janeiro), à parler de leur entrepreneuriat, celui qu’ils mettront en place, un jour, quand ils créeront, peut-être, qui sait ? Les voies du Seigneur sont impénétrables.

Août 2010 – Janvier 2011

Julie rentre en France, finie la rigolade. C’est l’heure de terminer ses études, et évidemment par la même spécialisation que Michael : Entrepreneur. Belle année passée à travailler, monter des projets, les démonter, les assembler, les faire vivre, ou survivre, voire les laisser mourir. À travailler, oui, mais d’où ? Parfois d’une chambre sur le campus, à d’autres moments depuis une colocation surpeuplée, bien souvent à la terrasse d’un café, les voilà tous deux mués, Michael toujours au Brésil et Julie à Paris, en travailleurs nomades. Et cela les fait réfléchir…

Janvier – Mars 2011

Au cours d’une séance de « remue-méninges », Julie et quelques-uns de ses camarades de promotion se disent que la situation a assez duré : il faut loger les travailleurs nomades. Mieux que ça, il faut les faire se rencontrer, il faut leur proposer des services, il faut leur faire du bon café : des projets naîtront, des vocations apparaîtront, des timides sortiront de leur coquille ! Le projet est dingue, mais les camarades de promotion ne suivront pas et choisiront une autre voie.

Partenaires de coinche !

Partenaires de coinche !

Mars – Avril 2011

Or à ce moment-là, Michael revient du Brésil, et à présent cherche sa voie : y retourner ou rester en France ? PME ou création ? Montpellier, Paris, Rio ? Autre ? La liste des questions s’allonge… C’est alors qu’ils se retrouvent autour d’un steak, à l’Hippopotamus de Paris Montparnasse (les précisions sont importantes, ne vivons pas dans le monde de l’à peu près ! D’ailleurs c’est celui qui est en face du cinéma Bretagne, si quelqu’un voulait y faire un pèlerinage…).

Bref, Julie lui parle de l’idée ; la lumière pétille dans les yeux de Michael ; la conversation s’anime ; la note s’allonge ; c’est parti pour une folle aventure.

La suite au prochain numéro ! Et vous, c’est quoi l’histoire de votre espace, ou de votre entreprise ?