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L’histoire de la Cordée – partie 4 : l’action

Le 20 décembre 2011 | 10

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Il y a enfin dans tout projet le moment où la réflexion laisse place à l’action, où l’on prépare enfin l’allumage des projecteurs et où l’impatience monte les jours et les heures avançant. Ce moment-là, pour la Cordée, c’était il y a très peu de temps, en septembre et octobre de cette année.

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Comment attirer des entrepreneurs à la campagne ?

Le 18 mai 2011 | 12

Le géographe Bruno Moriset vient de publier une première analyse des résultats de son enquête sur Les entreprises rurales de l’économie de l’information et l’utilisation des TIC dans le cadre de son projet de recherche Discotec. Des conclusions très précieuses pour développer les zones rurales.

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Lotissement pour télétravailleurs

Un lotissement conçu pour le télétravail à Melesse, en Bretagne

Le 25 octobre 2010 | 16

D’ici 2011, 105 maisons et 65 appartements spécialement équipés pour le télétravail devraient sortir de terre à côté de Rennes, en Ille-et-Vilaine.

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PMAH

Interview vidéo de Pierre Morel à l’Huissier : le télétravail est bon pour l’aménagement du territoire

Le 16 juin 2010 | 14

Pierre Morel à l’Huissier, député de la Lozère, est le co-auteur du livre Le télétravail en France avec Nicole Turbé-Suetens.

Il répond à 3 questions sur le télétravail :

  • sur la proposition de loi de 2009 et la nécessité ou non de légiférer
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Les monnaies locales au service du développement rural

Le 29 avril 2010 | 1

Marc Tirel, expert en elearning et spécialiste de la dynamique collaborative, a également développé une expertise dans les nouvelles monnaies virtuelles.

Il milite pour une découverte des monnaies alternatives.

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E-réputation des territoires et influence sur l’Internet

Le 1 février 2010 | 9

Qu’on le veuille ou non, les territoires sont en compétition pour attirer de nouveaux arrivants et pour conserver leur population.

Tous les lecteurs de Zevillage savent qu’il existe un exode urbain en marche depuis quelques années. Avec un réservoir de 8 millions de Franciliens voudraient quitter la ville pour la campagne.

A votre avis, comment procèdent les candidat au départ pour choisir leur lieu d’installation ?

Certains doivent retrouver leurs racines et retourner au pays où ils ont passé leur enfance ou dans une région où ils ont des attaches familiales.

D’autres doivent étudier et comparer les « offres territoriales » : environnement, équipements (santé, transports, culture), vie culturelle et associative…

Pour comparer ils font comme le font de plus en plus les consommateurs, ils comparent.

Dans le ebook Influence et réputation sur l’Internet que je viens de rédiger avec François-Bernard Huyghe, nous citons une statistique issue d’une enquête du Credoc en mars 2009 :

 » En France, près de la moitié des internautes recherchent l’avis d’autres consommateurs sur Internet. Et 44 % des internautes qui cherchent ces avis d’autres consommateurs utilisent 3 ou 4 sources d’information. Cette part tombe à 10 % seulement chez les consommateurs n’ayant pas accès à l’Internet. « 

C’est-à-dire que le comportement de l’internaute consommateur n’est pas différent quand il devient internaute chercheur de territoire.

Il ne suffit donc pas de la voix d’un élu charismatique – même tonitruante et même en ligne – pour vendre un territoire.

La visibilité de ce territoire sur le Web et dans les réseaux sociaux est conditionnée par son activité en ligne.

Donc, pour être attractif et visible il ne suffit pas que la commune, le département ou la région ouvrent un compte sur facebook et un canal vidéo sur Youtube.

Il faut susciter l’émergence d’une culture Web, la prolifération d’activités et d’échanges en ligne. Et pour cela former, animer, mettr en réseau.

Si le sujet vous intéresse vous pouvez toujours lire notre ebook cité plus haut (c’est mon 1/4 d’heure d’autopromotion). Allez-y, c’est gratuit.

Ce qui est valable pour les entreprises l’est aussi pour les collectivités locales.

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Le Conseil général de l’Orne va aider la création de 10 télécentres

Le 1 décembre 2009 | 8

L’assemblée du Conseil général de l’Orne a approuvé hier le lancement d’un appel à projets pour soutenir la création de 10 télécentres dans le département, à compter du 1er janvier 2010.

Les porteurs de projets pourront êtres des collectivités, des communes, des chambres consulaires ou des entreprises.

L’appel à projet, baptisé Nom@de-100R, concerne les investissements immobiliers et les équipements mobiliers et techniques. Le raccordement en fibre optique n’est pas visé car il sera assuré, en concertation, par le conseil régional de Basse-Normandie.

La règle d’allocation des subventions favorise les bassins d’habitat ruraux :

  • subvention de 40% HT de l’investissement (plafonnée à 100 k€) si moins de 5 000 habitants
  • subvention de 20% HT de l’investissement (plafonnée à 100 k€) si plus de 5 000 habitants.

L’appel à projet, inscrit au budget primitif du Conseil général, prévoit que l’architecture du bâtiment devra, dans la mesure du possible, privilégier les énergies douces. La qualité architecturale prendra en compte le développement durable ainsi que la meilleure intégration du télécentre dans l’environnement.

Cet appel à projet est la première brique d’investissements d’une politique d’accueil de télétravailleurs dans l’Orne.

Comme l’explique Alain Lambert dans le rapport du président à ses collègues, « la fonction de télétravailleur est en plein essor et les territoires ruraux peuvent être des lieux d’accueil privilégiés pour ces nouveaux métiers à condition que la desserte en très haut débit permette à ces professionnels d’accéder, avec une grande aisance, à la toile Internet et que des espaces adaptés de mutualisation de services soient créés. »

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Aménagement numérique du territoire : une nouvelle victime

Le 22 novembre 2009 | 4

Télétravailleurs de tous départements unissez-vous ! Sans cela vous n’êtes pas prêts de travailler en pleine campagne comme l’illustrent les mésaventures de Philippe Nieuwbourg.

Philippe et sa femme travaillent à distance sur, et avec, l’Internet. Pas de chance, leur maison, située dans l’Eure, à la frontière de l’Orne, est connectée en ADSL rural. Autant dire rien.

Philippe a donc souscrit un abonnement chez Wibox, marque d’Altitude Telecom qui commercialise du Wimax dans certains départements. Le Conseil général de l’Eure a, comme dans l’Orne, financé le déploiement du Wimax dans certaines zones du département (voir le déploiement sur le portail du Conseil général)

Mais, visiblement, nos voisins pâtissent aussi du sous-dimensionnement des équipements installés par Altitude comme le raconte Philippe. Pas possible de mettre en oeuvre son « contrat Wimax ».

En attendant, il a réglé son problème d’Adsl avec Orange. Mais cela ne répond que provisoirement à ses besoins.

A propos, vous connaissez des paradis numériques, à la campagne, pour télétravailleurs ?

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Pourquoi les télétravailleurs ont besoin de Très haut débit

Le 21 octobre 2009 | 5

Il y a quelque temps, dans une discussion sur l’accueil de télétravailleurs et sur leurs besoins en connexions Internet, un responsable de CCI du Sud de la France me dit avec beaucoup de certitude arrogante :  » Les entreprises de notre département disposent toutes au minimum de connexion ADSL à 1 méga et ce qui est suffisant pour travailler » !

Ce n’est pas la première fois que je rencontre des responsables économiques ou des élus qui pensent la même chose. Or, cette méconnaissance des besoins de leurs ressortissants, ou de leurs électeurs, nuit gravement à la santé de leur tissu économique.

Aujourd’hui ce n’est plus de débits asymétriques poussifs dont nous avons besoin mais de très hauts débits symétriques. Nous faisons avec nos mauvaises connexions car nous n’avons pas le choix. Mais nous perdons en productivité et en qualité de vie comme l’expliquent nos amis de Netploy.

C’est un comble : tout le monde comprend que pour nos usages de loisirs ou ceux de nos enfants (téléchargement de vidéos, échanges de photos, jeux en ligne, vidéo à la demande…) nous avons besoin de débits de plus en plus élevés. D’ailleurs, à chaque fois que les débits augmentent, nous inventons les usages qui vont avec.

Mais quand il s’agit de survie d’entreprises, de compétitivité, de développement rural, nous avons qu’à nous débrouiller avec ce que nous avons. Sauf rares exceptions, les élus se contentent de suivisme et d’affichage médiatique. En gros, ils n’ont pas compris que le Très haut débit était indispensable aujourd’hui, pas dans 10 ou 20 ans. Malheureusement, il faudra attendre encore un peu pour trouver des élus 2.0.

Pourquoi ces débits élevés sont-ils vitaux, principalement dans la France rurale qui doit attirer de l’activité économique pour vivre ?

Parce les usages, les organisations du travail, les outils changent vite :

  • nos outils subissent une « webisation » ; nos anciens logiciels migrent sur le Web et exigent de plus en plus de débit, symétrique car nous travaillons sur le Web en temps réel ;
  • cette évolution implique que nous sommes en permanence connectés et donc gourmands en trafic ;
  • nos activités impliquent de communiquer plus et plus vite et donc de publier en ligne, et de partager des fichiers lourds ou des écrans à distance.

Ne parlons même pas de toutes les applications « métiers » qui exigent du débit : CAO, imprimerie, « vraie » vidéoconférence, vidéosurveillance ou de connexions sécurisées d’entreprise via un VPN

Au passage, la fibre optique règlerait le problème des zones blanches inaccessibles à la TNT puisqu’elle donnerait accès à toutes les TV numériques du monde !

Fibre optique ou NRA-ZO ?

La méconnaissance des enjeux n’est pas la seule responsable de la situation. Certains élus baissent les bras car ils pensent que la fibre est trop chère pour leur collectivité. Et ils se tournent donc vers des solutions qu’ils pensent meilleures parce que moins chères.

Et comme le lobbying de France Telecom auprès des élus locaux est puissant et efficace (souvenez-vous du piège à gogos baptisé Départements innovants), les collectivités locales se font refiler des NRA-ZO (pour Zone d’ombre), solution miracle pour « gonfler » les Noeuds de raccordement (NRA) et étendre le rayon d’action de l’Adsl.

Cette solution est chère (50 à 80 000 € par NRA équipé). A titre d’exemple, le département de la Mayenne a équipé 55 NRA de France Telecom pour 4,5 M€.

On constatera que c’est surtout France Telecom qui retire un bénéfice de ces investissements réalisés par les collectivités locales : l’argent public finance une technologie en fin de course qui assure à l’opérateur historique la prorogation de son monopole de fait (le dégroupage est plus difficile voire impossible sur ces NRA). Bien joué, les investissements en fibres seront retardés de 20 ans.

Sérieusement, les élus ou les responsables consulaires pensent-ils répondre à nos besoins de débit avec des offres satellites ou d’Adsl rural ? Certains oui, d’autres ne sont que cyniques.

Depuis 50 ans, on a consciencieusement tué les paysans français, pivots de l’activité économique rurale. Mais, nous télétravailleurs, disposons d’un gros avantage sur les exploitants agricoles : nous pouvons voter avec nos pieds.

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