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Le combat pour développer les campagnes avec la fibre optique

Le 9 octobre 2009 | 2

Le Monde consacre un long article à la croisade de notre ami Pierre Ygrié pour développer le Très haut débit par fibre optique en Lozère avec son association Les Webs du Gévaudan.

Déjà des années qu’il se bat pour apporter aux 75 000 Lozériens un aussi bon service que celui dont disposent les habitants des grandes villes.

Pierre essaie de faire partager ses convictions aux élus et aux décideurs du département : la fibre est un investissement indispensable au développement économique, un remède à la désertification, un moyen d’inverser le vieillissement de la population en rendant le territoire attractif.

Bravo Pierre et content de voir que vos efforts trouvent des échos.

Et, si vous aussi, vous estimez que les arguments « raisonnables » pour refuser le déploiement de la fibre à la campagne sont infondés, ne vous laissez plus faire.

L’aménagement des territoires ruraux est à la mode et c’est un choix de société.

Michel Mercier, le ministre la Campagne, annonce qu’il va consulter.  C’est le moment de réfléchir : voulons-nous réellement – et pas seulement dans la langue de bois officielle – répartir les aménagements avec équité et égalité sur tout l’Hexagone ?

Les Suédois l’ont choisi depuis longtemps, pourquoi pas nous ?

Et si les pouvoirs publics nous lachent, il nous reste l’exemple néerlandais : do it yourself avec les copains.

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Quels financements des infrastructures stratégiques pour le développement des territoires?

Le 2 septembre 2009 | 0

Alain Baritault était en reportage à RuralTIC pour Zevillage. Il commente les débats auxquels il a assisté.

Invités d’honneurs des Universités d’été pour les territoires Ruraux, (Rural TIC), Michel Mercier, le nouveau ministre de l’Aménagement du territoire et René Souchon, président de la région Auvergne, ont relancé le débat sur le financement et les conditions de la mise en œuvre des infrastructures nécessaires à la France pour migrer vers le très haut débit sur l’ensemble du territoire national.

Alors que le déploiement de la fibre à la maison (FTTH) est aujourd’hui au point mort suite à un conflit prétendument d’ordre technologique entre deux architectures qui cachent des stratégies non dites chez certains opérateurs.

Quelles infrastructures pour les services dans les territoires ruraux ?

La quatrième édition de l’Université d’été pour les Territoires (Rural iTIC) s’est déroulée  sous un beau soleil de fin d’été dans la superbe région du Cantal, au palais des congrès d’Aurillac.

« Nous avons bénéficié de l’aide des représentants de la région Auvergne et du Cantal, indique l’organisateur Serge Pilicer, et notre but est de susciter les réflexions et recueillir des témoignages sur les usages numériques et la mise en œuvre des infrastructures haut débit et très haut débit dans les territoires ruraux. »

La conférence était ouverte avec une interview  vidéo de Nathalie Kosciusco-Morizet, n’ayant pas pu se déplacer, qui orientait le débat sur les conditions de mise en œuvre équilibrée des services numériques et des infrastructures dans le monde rural.

« Avec mon collègue Michel Mercier, dit-elle, nous essayons de développer une politique d’infrastructure et de désenclavement des territoires qui soit équilibrée, au profit des territoires, au profit des emplois et au profit des personnes qui font vivre ces territoires. »

Elle mentionnait des nouvelles pratiques comme l’e-santé, l’e-administration, le e-commerce et le télétravail. Ce dernier représente un fort potentiel de développement des territoires ruraux sachant qu’en France, seulement 7% des gens pratiquent le télétravail alors que la moyenne européenne est déjà à 13%.

Elaborant sur les freins existants pour un plus large développement du télétravail en France, elle mentionnait ses propositions d’utiliser le grand emprunt national pour accélérer le développement du télétravail mais elle évitait d’aborder le point crucial que tout le monde attendait, à savoir le développement et le financement des infrastructures en milieu rural.

L’Auvergne, première région haut débit

Alors que Pierre Ygrié, responsable des Web du Gévaudan (dans la Lozère) rappelait la pétition pour la création d’un fond de péréquation en faveur des zones rurales défavorisées dont le député Pierre Morel à L’huissier fut à l’origine, Pierre Hérisson, sénateur de la Haute-Savoie, notait que la proposition de loi Pintat, discutée et votée au Sénat en juillet, jetait les principes de base d’un fond de péréquation pour la mise en place du très haut débit par la fibre sur l’ensemble du territoire Français.

D’une part, cette loi doit passer à l’Assemblée nationale pour être adoptée, mais pour l’instant, rien n’a été dit sur  le point essentiel de cette loi, c’est-à-dire la manière dont serait alimenté ce fond, par qui et comment les fonds seront répartis ultérieurement.

René Souchon, président de la région Auvergne, grâce au premier partenariat Public-Privé avec France Télécom autour des NRA ZO pouvait affirmer :

« Aujourd’hui, il n’y a pas un seul auvergnat qui puisse dire : je ne peux pas avoir accès au haut débit (à 2 mégabits minimum). Nous sommes la première région Française à avoir réalisé cet objectif. »

Maintenir et gérer la rareté de la bande passante

Un peu plus tard, dans une autre conférence, Bruno Janet, conseiller spécial du président de France Télécom, suscitait de vives réactions en coulisses chez les maires et les élus des collectivités territoriales lorsqu’il affirmait publiquement : « En quatre ans, la fracture numérique a été réglée, c’est fini. La fracture numérique pour le haut débit est derrière nous» !

Il semble que chaque maire ou élu présent était à même de mettre en avant une ou plusieurs zones blanches sur son territoire où le haut débit n’arrive pas parce que France Télécom, seul opérateur local, traine à investir dans cette zone et préfère investir dans des zones plus rentables.

Il vantait aussi la montée en charge des opérations de partenariat public privé PPP avec les collectivités dans le cadre des NRA zone d’ombre pour aménager et dégrouper les sous répartiteurs dans des zones rurales. Il montrait ainsi que non seulement la couverture à 100% n’est pas assurée mais que le besoin existe réellement dans les zones rurales.

Un intervenant ajoutait : « 4 Méga octets par seconde c’est largement suffisant pour tout le monde disait un ancien Président de France Télécom devenu ensuite Ministre des finances ».

On touche du doigt un des fondements de la stratégie de France Télécom qui est de maintenir et gérer  la pénurie de la bande passante dans ses tuyaux. Il rappelait enfin que l’un des soucis de France Télécom est de savoir comment les collectivités locales peuvent aider l’opérateur historique à développer des services, sachant que le problème des infrastructures est réglé…(pour l’opérateur) !

Nous reviendrons sur ce point crucial.

Un coup de gueule de René Souchon

Pourtant, René Souchon, constatant le phénomène et les discussions autour du fond de péréquation prenait une position très marquée. Il affirmait: «L’enjeu aujourd’hui est la fibre optique au domicile, il n’y a pas d’autre issue ».

Il poursuivait :

« La région Auvergne s’est dotée d’un schéma directeur pour le très haut débit depuis 2007.Nous avons conduit toutes les études de faisabilité, juridiques et nous avons le montage financier. Mais ce plan risque d’être mis en l’air par la politique du gouvernement ou de l’Europe dont le mot d’ordre est : concurrence, concurrence. Vous savez qu’il y a des zones blanches, des zones noires et des zones grises.

En tant que zone blanche, nous sommes celles dont personne ne s’occupe. Lorsqu’on dit que l’argent public doit intervenir exclusivement sur les zones blanches, cela signifie qu’il n’y a aucune péréquation possible en l’état actuel des choses et la fracture numérique va se creuser de nouveau dans le très haut débit. »

Y a-t-il une volonté politique ?

Il posait alors la question : « Existe-t-il une volonté politique réelle d’avoir une couverture numérique dans l’ensemble des territoires pour que le très haut débit soit possible»?

Le système de couverture  très haut débit élaborée dans le plan de la région Auvergne repose sur la mutualisation et la péréquation entre les zones urbaines et les zones rurales.

« Nous avons réussi à ce stade, expliquait-il,  à associer les 4 départements  avec la région pour couvrir notre territoire. Si on veut amener la fibre optique partout, c’est 1,5 milliards d’euros pour l’Auvergne.

Avec le système que nous avons mis en place qui passe par des montée en débit et un développement progressif par la desserte en fibre optique de zone économiques prioritaires et des grands établissements publics, il faut seulement 400 millions d’euros.

Ceci est déjà plus abordable pour une région comme l’Auvergne. En travaillant encore, nous avons réussi à réduire la facture à 200 millions d’euros. »

Un système de répartition qui implique les opérateurs car il n’y a plus un sous de subventions…

Il proposait alors la mise en place d’un véritable système de péréquation non seulement en utilisant des fonds de l’Etat sous forme de subventions,

« mais en allant chercher dans les recettes des opérateurs qui en font là où il y en a à faire.  Il faut utiliser les recettes des zones denses pour partie pour financer les zones à faible densité de population.

J’entends l’ARCEP me parler de concurrence, mais quelle est la concurrence qui existe entre les opérateurs dans le département du cantal ou même en Auvergne. Par exemple, les collectivités ne paient pas les relais de téléphone mobile à Lyon ou à Clermont, mais elles paient dans les zones défavorisées où les opérateurs ne veulent pas aller… !

C’est pareil pour la TNT qui est en train de devenir un énorme problème. »

Il concluait… « A partir de là, qui finance… ?  Il n’y a pas un sous de subvention disponible, ni au niveau de l’état, ni au niveau de l’Europe pour l’instant pour ce genre de chose. »

(Alain a également publié son reportage sur son blog.)

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Ligne SNCF Paris-Granville : cela ne s’arrange pas

Le 29 juillet 2009 | 26

Granville-Paris complètement bondéLundi matin, une fois de plus, nouvelle mésaventure pour me rendre à Paris en train. La rame ne comptait qu’un demi-élément depuis son départ de Granville, pour un nombre de passagers habituel.

Jeunes, vieux et enfants, on a tous voyagé entassés debout comme dans le métro. Même pas la place de s’asseoir par terre. Cela crée des liens, c’est certain. Mais quand on a acheté un billet de 1ère classe pour pouvoir travailler pendant le trajet, on l’a mauvaise.

Surtout que nous n’avons eu aucune explication de la SNCF. Pendant le voyage on n’a pas vu de contrôleur, ni entendu personne au micro d’ailleurs : on a du tomber sur des timides.

Arrivés à Paris, nous avons également eu le plaisir de nous faire envoyer bouler par l’agent de la SNCF présent sur la quai. Malaimable, désagréable même, il enjoignait les clients mécontents ou légitimement curieux à s’adresser ailleurs : « Ce n’est pas la faute de la SNCF, voyez avec la Région ». Circulez, il n’y avait de toute façon rien à boire. Compassion et qualité de service, connais pas.

L’après-midi, dans le sens Paris-Granville, le train a été immobilisé après que deux vitres ont été cassées par des tirs. Balles ou cailloux, on n’a pas trop su : « Les jeunes sont en vacances » expliquait un agent de la SNCF.

Deux semaines plus tôt, d’autres jeunes très joueurs avaient déposé un extincteur sur la voie près de Briouze ; d’autres encore, farceurs eux aussi, avaient préféré déposer des plaques de béton sur les rails du côté de Nonancourt, crevant à chaque fois les réservoirs de gasoil et imposant un arrêt du train. Ainsi qu’une perturbation sur la ligne, monovoie sur la plupart du trajet comme vous le savez probablement.

Granville-Paris pas mal bondéQuelques semaines plus tôt, sur 2 allers-retours, j’avais voyagé une fois assis en tailleur avec mon ordinateur sur la moquette (en 1ère classe elle est moelleuse) et peu après dans un wagon sans climatisation ni éclairage. Pas de chance, pour une fois le temps était au très chaud.

Depuis quelques mois je ne vous racontais plus mes mésaventures sur la ligne de train Paris-Granville. C’est la moindre des choses, vous pourriez trouver cela lassant. Mais là, la SNCF et/ou la Région abusent.

Je commence à en avoir ras l’aménagement du territoire, il faut que je m’épanche.

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Deux sites web pour tout savoir avant de s’installer dans l’Orne

Le 6 janvier 2009 | 0

Orne développement lance aujourd’hui le site www.jeminstalledanslorne.com pour répondre à toutes les questions de ceux qui envisagent une installation dans l’Orne.

Informations sur le cadre de vie, sur les atouts du département, environnement professionnel et témoignages de ceux qui ont sauté le pas.

Ce site web vient compléter un autre site lancé il y a quelques mois, Entreprendre dans l’Orne. Sur ce site unique en France, on peut chercher et visualiser un terrain, un bâtiment, voir les zones d’activité et demander des informations.

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Préparer les maires à l’arrivée de la fibre optique

Le 26 décembre 2008 | 1

Montée en puissance des débitsLa région Aquitaine, décidément très active dans le domaine des TIC, a édité un Guide à l’usage des maires pour préparer l’arrivée de la fibre optique.

La version papier est épuisée mais vous pouvez le télécharger gratuitement (14 pages, format PDF).

Comme le précise le prière d’insérer de cettebrochure, les maires ont un rôle important à jouer dans le déploiement de la fibre, même s’ils ne le savent pas encore :

 » Déjà généralisée au Japon, la fibre optique jusqu’à l’abonné arrive en France, avec des performances inédites qui modifient les perspectives : un débit 10 à 100 fois supérieur, symétrique, indépendant de la distance au central téléphonique. Mais le risque existe également d’un nouveau déséquilibre entre les grands centres urbains et le reste du territoire.

Le maire est un acteur central de l’aménagement numérique de son territoire : dans le cadre des missions relevant de votre compétence, vous pouvez préparer l’avenir par des choix simples, faciles à intégrer dans les projets et actions menés au sein de votre commune.

Vous pouvez agir : la fibre optique passera demain par les fourreaux techniques que vous aurez enfouis aujourd’hui. Il ne faut pas risquer une nouvelle fracture numérique. De votre action dépendra la généralisation de la fibre optique et son accès à votre territoire communal.

Ce guide pratique propose des pistes concrètes pour contribuer à votre réflexion et la projeter dans les actions que vous menez : ayons le « réflexe fibre optique ». »

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