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Eric Besson, secrétaire d’Etat à la fibre optique

Le 20 mars 2008 | 3

Le gouvernement Fillon semble avoir saisi l’importance de l’économie numérique puisque l’ajustement-remaniement post municipales a attribué une nouvelle compétence au secrétariat d’Etat d’Eric Besson : le « développement de l’économie numérique ».

Sans que sa mission soit pour l’instant détaillée, on peut penser que M. Besson s’attaquera aux problèmes d’insfrastructures, et donc au développement de la fibre optique au domicile, condition du développement de l’usage de l’Internet comme le souligne le Monde informatique :

 » Le nouveau secrétaire d’Etat devra s’attaquer à deux chantiers
prioritaires. Le premier est l’accès à Internet très haut débit pour
tous
, un sujet déjà évoqué par Nicolas Sarkozy, en mars dernier, lors du Cebit de Hanovre.
Dans l’intention de renforcer l’usage et la production des nouvelles
technologies dans l’Hexagone, le chef de l’Etat avait alors poser
l’objectif de 70% des ménages équipés d’ordinateurs personnels d’ici à
deux ans. En parallèle de cette ambition, il avait souhaité que « 100%
des Français aient accès au débit fixe ou mobile » avant la fin de son
mandat. (…) »

Cette révolution numérique à entreprendre était déjà présente partout dans le rapport Attali (à télécharger au format PDF), comme levier de croissance économique mais aussi du développement des savoirs ou de la santé.

On pourrait également ajouter qu’elle représente un levier pour l’aménagement rural et le désengorgement des villes « toxiques ».

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La fibre optique dans la campagne… électorale

Le 20 février 2008 | 0

Les habitués de Zevillage ou d’Adverbe connaissent mon engagement en faveur du très haut débit rural. Les arguments en faveur de la fibre optique pour tous sont simples et peuvent être lus en intégralité dans notre Manifeste :

  • il serait judicieux d’équiper massivement la campagne en fibre optique car cela compenserait en partie les manques d’équipements (transports en commun, infrastructures médicales, écoles, universités, etc.)
  • la fibre optique donne accès aux loisirs (films à la demande, échanges, jeux…) mais surtout permet de travailler, d’apprendre, de se cultiver ou d’être soigné à distance
  • la campagne n’a pas chance de la ville où le déploiement se fera par la
    grâce du marché puisque la densité de clients est suffisante pour
    assurer la rentabilité de l’infrastructure

Nous savons que les technologies de l’information et de la communication (TIC) tirent une croissance de bonne qualité et permettraient de rééquilibrer l’aménagement du territoire.

Nous savons que ce basculement dans la société numérique de la connaissance repose sur deux choses : l’investissement dans l’infrastructure de fibre optique pour tous et la formation massive des utilisateurs non connectés (1 Français sur 2 et un peu moins à la campagne).

Nous savons tout cela et beaucoup de politiques également. Deux options se présentent donc.

Soit nous nous contentons de suivisme et nous mettons 30 ans pour équiper tous les foyers français.

Soit nous estimons qu’il est important que la France prenne de l’avance dans cette société de la connaissance et nous nous en donnons les moyens.

L’Etat est fauché : à force de redistribution et d’intérêts de la dette, il n’a plus les moyens de l’action publique et ne peut plus investir.

Reste la mobilisation des collectivités locales, des habitants, des élus ruraux et des oéprateurs. A conditions qu’ils saisissent l’importance des enjeux.

Pour forcer la cadence donc, quelle meilleure occasion que les élections municipales ? Les maires et les conseillers sont bien placés pour faciliter et accélérer le déploiement de fibre dans leur commune. ou au moins pour s’assurer que des fourreaux avec de la fibre sont enfouis à chaque ouverture de tranchée.

C’est ce que font Alexandre Modesto, 27 ans, candidat dans sa commune rurale de Saint-Jean-de-Maurienne ou Christophe Grébert dans sa commune très urbaine de Puteaux.

Le premier fait de la fibre son cheval de bataille et le second présente ce soir son programme pour une ville numérique en investissant dans la fibre optique et de la formation aux usages.

Revenons à Zevillage et à l’Orne.

Alain Lambert, président de la communauté urbaine d’Alençon, a dévoilé hier son projet pour Alençon 2008-2015. Au centre de ses réalisations, il souhaite créer un « Grand Alençon » qui englobe les communautés de communes de Zevillage : celles du pays Mêlois, du pays d’Essay et du pays de Sées.

Bonne idée, je pense, pour renforcer nos territoires, dont vous pouvez lire les détails (format PDF).

Mais pour atteindre une partie de ces objectifs ambitieux il serait utile de provoquer le basculement dont je parle plus haut.

Nous avons les atouts pour cela. Une dorsale de fibre optique traverse le Mêle-sur-Sarthe et une autre longe l’autoroute A28. Et la fibre alimente aujourd’hui tous les répartiteurs de France Telecom. De quoi amorcer un déploiement départemental et faire du Grand Alençon un pionnier dans l’aménagement numérique.

L’Orne a su innover en France pour briser le monopole ADSL de France Telecom qui retardait l’aménagement rural. Trois ans avant tout le monde notre département était équipé de Wimax.

Saurons-nous prendre de l’avance avec la fibre optique pour tous ? L’infrastructure n’est évidemment pas une finalité. Mais elle est le moyen indispensable qui apportera la richesse, l’accès à la connaissance, à la culture et la possibilité de « vivre et de travailler au pays » !

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Le télétravail dans Zevillage, C dans l’air ce soir

Le 10 janvier 2008 | 2

Le télétravail est à l’honneur ce soir sur France 5, dans C dans l’air, à propos de la politique de civilisation d’Edgar Morin popularisée par Nicolas Sarkozy (voir l’émission en ligne sur le site de France 5)

Une équipe est passée ce matin dans Zevillage pour un petit reportage pour illustrer les débats sur le plateau. Si vous ne voyez pas l’émission, voilà le fond de ma pensée à propos de l »aménagement rural, sur le télétravail et sur les infrastructures nécessaires à cette mutation du travail 2.0.

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Construisez votre ville à la campagne

Le 16 novembre 2007 | 0

MinivilleAlphonse Allais avait bien raison. Si vous en avez marre de la ville, de sa pollution, de son stress, de sa vie chère, de l’agressivité et de l’absence de métro, venez habiter à la campagne.

Et, en attendant de concrétiser votre projet, bâtissez votre village ou votre ville idéale grâce à MiniVille, un jeu en ligne, cousin des Sim’s.

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Une école Linux en pleine campagne

Le 10 novembre 2007 | 0

David et David ont fuit Londres pour s’installer à Saint-Alyre d’Arlanc dans le Forez (commune également connue pour sa « guerre des champignons »).

Plutôt actifs, les deux Anglais ont créé dans leur village de 180 habitants une cyber base qui propose des formations aux logiciels libres et à Linux pour tous niveaux, du débutants au geek.

Ils organisent même des ateliers de vacance originaux : chambre d’hôtes et cours sur les logiciels libres.

Une bonne idée pour Zevillage, non ?

(Lu dans Village magazine).

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Première rencontre Orne Innovation à Argentan

Le 15 octobre 2007 | 2

Les acteurs de l’innovation
C’est à l’initiative d’Orne Développement, autour du thème de l’innovation que se sont retrouvés les entrepreneurs de l’ Orne le jeudi 4 octobre à la Maison des Entreprises d’Argentan.

Investir dans l’innovation oui, mais comment? D’après une enquête de 2005 d’Oseo, 56% des entreprises ont des idées innovantes mais seules 8% arrivent à l’aboutissement : manque de temps, manque de personnel, et aussi difficulté d’accès aux aides publiques.

Sans entrer dans le détail des dispositifs de soutien, la rencontre a permis d’en identifier les acteurs : Oseo, qui a depuis mars 2006 signé une convention avec la Région Basse-Normandie, qui a un chargé de mission Innovation.

Une nouvelle structure la Miriade (Mission Régionale pour l’Innovation et l’Action de Développement Economique) à vocation d’ « impulsion conseil » s’engage à un délai d’instruction court des dossiers. Un effort est fait pour que l’innovation ne soit plus synonyme de haute technologie à caractère élitiste. Innover, cela veut dire parfois réorganiser son entreprise, reconfigurer un système informatique adapté.

L’aide peut consister, par exemple, à prendre en charge un consultant pour le montage d’un dossier d’étude de marché à l’international. Il faut que l’innovation corresponde à un réel besoin, souligne Vincent Lafon, directeur de la Miriade : accroître son marché, la rentabilité d’un produit ou encore améliorer la valeur du patrimoine. L’innovation, c’est un moyen de sortir de la surenchère aux prix bas, en apportant une vraie valeur ajoutée à son produit ou process, pour lequel le client est prêt à payer.

Témoignages : quand un patissier innove… en informatique.

Très instructifs les témoignages sur le vif des artisans et entrepreneurs ayant pu monter des dossiers avec Oseo.

Dans ces témoignages on voit à quel point les Chambres de métiers, le réseau RDT, sont des accompagnateurs indispensables pour permettre au candidat de s’y retrouver dans le dédale des aides et dans la multiplication des cases à cocher des dossiers.

Daniel Sautreuil, un ancien de chez Lenôtre et patissier à Flers, a pu ainsi manifester sa créativité en élaborant avec une équipe informatique une application sur mesure, qui va bientôt être commercialisée Logibouche.

Ou encore des techniciens passionnés, qui ont monté leur propre entreprise MF TECH très demandée à l’étranger, qui ont du composer avec la logique administrative « Il existe 1000 aides, mais aussi 999 moyens de ne pas pouvoir les obtenir!» conclue avec humour Emmanuel Flouvat tandis son associé Arnaud Menard plaide pour la simplification des dossiers, parfois rejetés faute d’avoir été cochés « à la bonne case ».

Même écho pour Luc Van Ryssel, de Mafter, qui tout en saluant le nombre d’aides, s’inquiète de la multiplication des structures et des interlocuteurs pour des entrepreneurs pris par le temps. Son dossier est en cours d’instruction à Oseo. Alexandre Jeanne, qui vient d’en prendre la charge pour la Basse Normandie s’engage à aller vers plus simple, plus vite et encore plus performant

En conclusion un temps d’échange personnalisé avec les intervenants et la perspective d’ateliers sur l’innovation annoncés par Thierry Lambert, secrétaire général d’Orne Développement. La rencontre a été filmée, on pourra la visionner sur le site d’Orne développement et télécharger la présentation.

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Changer de vie, s’installer à la campagne dans l’Orne

Le 5 octobre 2007 | 5

Le conseil général de l’Orne organisait hier au Gué-de-la-Chaîne, près de Bellême, un raout de lancement du film Changer de vie, s’installer à la campagne produit par FR3.

Ce reportage de 52′ raconte la mobilisation du village pour remplacer son boucher sur le point de partir à la retraite. Un jeune Chtimi est recruté, grâce au travail de nos amis du Sicler, et arrive avec sa famille dans le village pour succéder au boucher.

Une belle histoire qui met en évidence le travail d’un maire comme élément indispensable dans le développement local. Là où il y a une volonté, il y a un chemin.

Une histoire qui fait aussi penser au film Québécois La Grande Séduction dans lequel tous les habitants d’un village perdu cherchent à séduire un médecin pour qu’il s’installe chez eux.

A noter que le conseil général a financé le Sicler pour l’aider à sauver plusieurs commerces du département (notamment un boulanger à Tanville ou un serrurier à côté de Tinchebray) et pour installer plusieurs médecins en zone rurale.

Dommage que le conseil général n’aie pas pensé à inviter les acteurs du développement local, dont certains installés dans le département, au lancement du film ;-)

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Panorama des aides locales aux entreprises

Le 4 octobre 2007 | 0

Mairie-Conseil, du groupe de la Caisse des dépôts, publie Panorama des aides locales aux entreprises à destination des intercommunalités.

L’auteur, Franck Chaigneau, explique dans sa présentation que son guide a été conçu pour répondre à trois grandes questions
auxquelles peuvent être confrontés les élus en charge du développement
économique de leur territoire :

  • comment acquérir une vue d’ensemble du dispositif des aides aux
    entreprises pour y inscrire son action en complément de l’existant ?
  • quelles sont les aides auxquelles les entreprises de son territoire
    pourraient avoir accès ?
  • quelle est la « palette d’aides locales » que sa collectivité ou son
    groupement peut mettre en œuvre pour aider à la création et au
    développement des entreprises ?

Téléchargeable (PDF) gratuitement.

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Réseaux et aménagement numérique des territoire : penser aux usages

Le 21 février 2007 | 0

Au moment où la ruralité fait irruption dans la campagne présidentielle, Michel Briand, hyperactif adjoint au maire de Brest, a la bonne idée de compiler des échanges que nous avons sur la liste de diffusion consacrée à l’aménagement numérique du territoire dont j’ai souvent parlé ici.

Il y ajoute un éditorial, auquel j’adhère, et qui rejoint le billet précédent sur Zevillage. Nous vivons selon des concepts anciens, sur des habitudes de management et d’investissement archaïques. Même les mots de télétravail et de télécentre trahissent des conceptions dépassées qui datent de l’époque où les insfratsructures et le débit n’étaient pas décentralisés.

Des concepts qui ignorent les aspects de collaboration, de groupe et d’intelligence collective.

Les nouveaux usages, les nouvelles formes de collaboration et d’échanges impliquent une prise de conscience des pouvoirs publics pour investir dans des réseaux à très haut débit qui permettront l’accès au savoir, aux échanges, aux soins pour tous. En ville, le très haut débit arrivera par la grâce du marché. Mais en milieu rural, un regroupement privé-public est indispensable si nous ne voulons pas accroître l’écart ville-campagne :

 » Il arrive au réseau ce qui est arrivé à l’ordinateur individuel. Le
temps des stations de travail sophistiquées des laboratoires est loin
derrière nous. L’ordinateur du jeune qui joue, du grahiste ou d’un
amateur de création vidéo surpasse celui de l’ingénieur, du cadre
d’entreprise ou du webmatser de l’institution.

Un particulier à Paris dispose pour 30 à 50 € par mois d’une offre
proche de celle de l’université de Bretagne Occidentale pour ses 15 000
étudiants. L’ifremer, principal centre européen de recherche sur la mer
ne disposait fin 2006 que de 40 Mb pour 40 000 € par an !

Réduire l’écart exhorbitant des coûts entre territoires (plus d’un
facteur 100) , se soucier des laissés pour compte de l’accès à
internet, faire exister une offre mutualisée accessible et accompagnée
dans l’habitat social, veiller à la mise en place de fourreaux et de
fibres lors d’aménagement et de réhabilitation, en dresser la
cartographie, mutualiser les fourreaux ET aussi accompagner le
développement des usages, s’ouvrir aux nouvelles cultures
collaboratives, rendre public les données public … »

Je parle souvent ici de très haut débit et du travail de sensibilisation que nous menons avec mes amis du collectif Très haut débit pour tous. Car je suis convaincu que cette qualité des réseaux est le préalable indispensable aux développement usages de manière équitable sur tout le territoire.

Mais le vrai intérêt du très haut débit ce sont les usages qu’il permet.

Beaucoup de temps est perdu dans la campagne électorale avec des sujets insignifiants et des petits jeux partisans. Si nous pouvions en profiter pour faire sortir ce thème de l’aménagement numérique au service des nouveaux usages ce serait une bonne chose.

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