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Fête du très haut débit 2008 à Mortain

Le 18 juin 2008 | 1

L’association Nove@ inaugure son Espace dédié aux TIC lors de la Fête du très haut débit qui se tiendra le 26 juin à Mortain, dans la Manche.

Ce centre, créé à l’initiative de la société Acome, fabricant de fibre optique, du pays du Mont Saint-Michel et de la CdC de Mortain, veut promouvoir les TIC au service du développement durable.

L’espace Novea comprend :

  • un centre de formation dédié aux nouvelles technologies
  • une pépinière d’entreprises et les services qui lui sont associés
  • un espace Public Numérique à caractère professionnel.

La journée, réservée aux professionnels, sera animée de conférences.

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Si tous les campagnards se donnaient la main…

Le 12 juin 2008 | 0

Le billet de Jean-Michel Billaut sur le « pétrole vs le très haut débit » fait écho à un billet que je viens de rédiger sur Adverbe à propos du covoiturage et du télétravail.

Histoire de comparer le coût des déplacements par rapport à celui du télétravail, Jean-Michel reprend un calcul simple réalisé par Farmside, opérateur néo-zélandais de télécommunications :

 » Les campagnards Néo-zélandais roulent dans des grosses cylindrées (V6 ou V8 : une moyenne de 12 litres/100 km).

Une réduction de 20% du trajet moyen annuel (soit 3.000 kms) du fait de l’utilisation plus importante de l’Internet, entraîne une consommation moindre d’énergie fossile, économie qui se chiffre au prix actuel de cette énergie à 720 $ Néo-Zéalandais (1 € = 2 $ NZ).

Et en rajoutant divers coûts (huile, pneus, etc…) on arrive, toujours pour 3.000 kms, à une économie de presque 1.000 $ NZ (et on ne compte pas la dépréciation du véhicule, la fatigue, la perte de productivité – quand on conduit on ne fait pas autre chose.. ce qui reviendrait probablement à rajouter 500 $ NZ).
Vous trouverez le communiqué de presse de Farmside ici... « 

Bien évidemment, qui dit développement des usages dit très haut débit, et donc fibre optique. On en est loin dans les campagnes, les habitués de Zevillage le savent. Pourtant, investir dans des infrastructures en fibre optique serait un bon moyen d’encourager le développement d’activités en milieu rural et la création d’entreprises comme le souligne Laurent Bazet.

Montcuq, Essay, la Canourgue ou Montfort l’Amaury, même combat, tous privé d’infrastructures ! Pourtant, si tous les campagnards se donnaient la main comme le propose jean-Michel dans l’un de ses commentaires

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Assises du numérique : on peut se brosser pour la fibre dans Zevillage ?

Le 1 juin 2008 | 0

Le ministre Eric Besson a mis en place jeudi les Assises du numérique, grande consultation grâce à laquelle il préparera le Plan de développement de l’économie numérique qu’il doit remettre au président de la République avant le 31 juillet.

Des ateliers décentralisés se tiendront dans toutes la France dans un grand road show. Pour le télétravail c’est à Montluçon et pour le très haut débit c’est à plusieurs endroits, dont Mende, en Lozère, avec Alain Lambert, notre sénateur, et Thomas Debris, animateur de l’Echangeur d’Alençon (ce qui confirme que nul n’est prophète dans son pays ou que les sites publics ne sont pas à l’abri d’un mauvais copier-coller).

Après un démarrage peu participatif, le site web de la consultation comporte maintenant un forum et un wiki. Des outils en ligne qui permettront de plancher sur les 27 pistes de travail (fichier à télécharger, PDF).

Grâce à quelques blogueurs invités à dîner chez Eric Besson nous connaissons mieux l’ambiance générale autour de ces Assises qui font causer.

Jean-Michel Billaut fait un compte-rendu argumenté du « pince-fesses » dans lequel il met en évidence les points acquis (la fibre optique comme technologie incontournable pour l’accès en très haut débit par exemple). Mais aussi les problèmes loins d’être réglés : comment va-t-on déployer la fibre optique dans les campagnes ? Jean-Michel développe à ce propos la solution avancée par l’ex-sénateur René Trégouët dont j’avais parlé il y a peu.

Vous savez ce qu’il vous reste à faire si vous avez conscience de l’importance du déploiement de la fibre pour les campagnes : participez aux Assises en ligne, sur le forum ou sur le wiki. Je dis pas que c’est utile, je dis que ça soulage !

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La fibre optique serait rentable en milieu rural

Le 12 mai 2008 | 1

Fibreoptiquesurpoteauxelectrique_2Selon Tim Nulty, directeur de Valley fiber, le déploiement de fibre optique en milieu rural serait rentable. Plus cher qu’en ville mais rentable. Il parle d’expérience puisqu’il est en charge du déploiement de fibre optique chez l’habitant dans l’Upper valley, dans le Vermont aux Etats-Unis.

Pour son explication, Timothy Nulty divise le coût de raccordement en trois postes :

  • le NRO (Nœud de raccordement optique) coûte moins cher dans une pâture qu’en centre ville
  • le « fibrage » du domicile qui coûte plus cher dans uen maison de campagne que pour un immeuble en ville mais pas beaucoup (1800$ contre 1600$ en ville)
  • la boucle locale, le fameux dernier kilomètre (ou le 1er si l’on est « orienté utilisateur »), plus cher principalement à cause du manque de mutualisation dû à la plus faible densité d’habitants en milieu rural et au génie civil.

Mais si ce dernier poste est plus coûteux (1100 $ contre 250$ en ville) il faut relativiser ce surcoût, marginal dans l’investissement total du déploiement. D’autant, comme le souligne Canard Wi-Fi chez qui je trouve l’information, qu’on peut faire baisser la dépense du génie civil en tirant la fibre en voie aérienne (ici, une photo du procédé de la société Acome). Et que beaucoup de communes ont déjà posé des fourreaux.

Point notable du raisonnement économique de Nulty : le déploiement de fibre rurale est rentable car la concurrence entre opérateur est moins rude qu’en ville. Le taux de pénétration est donc meilleur.

Je pense que France Télécom a déjà fait le même raisonnement économique. Et il est à craindre que, comme pour l’ADSL, elle déploie la fibre rurale très tard en se reposant sur sa situation de monopole de fait à la campagne (FT dispose du 1er réseau en France). Pourquoi se dépêcher puisqu’il n’y a pas de concurrence ? Et puis, tant que le déploiement traîne, on peut essayer de le faire financer par des collectivités locales…

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Réseaux et aménagement numérique des territoire : penser aux usages

Le 21 février 2007 | 0

Au moment où la ruralité fait irruption dans la campagne présidentielle, Michel Briand, hyperactif adjoint au maire de Brest, a la bonne idée de compiler des échanges que nous avons sur la liste de diffusion consacrée à l’aménagement numérique du territoire dont j’ai souvent parlé ici.

Il y ajoute un éditorial, auquel j’adhère, et qui rejoint le billet précédent sur Zevillage. Nous vivons selon des concepts anciens, sur des habitudes de management et d’investissement archaïques. Même les mots de télétravail et de télécentre trahissent des conceptions dépassées qui datent de l’époque où les insfratsructures et le débit n’étaient pas décentralisés.

Des concepts qui ignorent les aspects de collaboration, de groupe et d’intelligence collective.

Les nouveaux usages, les nouvelles formes de collaboration et d’échanges impliquent une prise de conscience des pouvoirs publics pour investir dans des réseaux à très haut débit qui permettront l’accès au savoir, aux échanges, aux soins pour tous. En ville, le très haut débit arrivera par la grâce du marché. Mais en milieu rural, un regroupement privé-public est indispensable si nous ne voulons pas accroître l’écart ville-campagne :

 » Il arrive au réseau ce qui est arrivé à l’ordinateur individuel. Le
temps des stations de travail sophistiquées des laboratoires est loin
derrière nous. L’ordinateur du jeune qui joue, du grahiste ou d’un
amateur de création vidéo surpasse celui de l’ingénieur, du cadre
d’entreprise ou du webmatser de l’institution.

Un particulier à Paris dispose pour 30 à 50 € par mois d’une offre
proche de celle de l’université de Bretagne Occidentale pour ses 15 000
étudiants. L’ifremer, principal centre européen de recherche sur la mer
ne disposait fin 2006 que de 40 Mb pour 40 000 € par an !

Réduire l’écart exhorbitant des coûts entre territoires (plus d’un
facteur 100) , se soucier des laissés pour compte de l’accès à
internet, faire exister une offre mutualisée accessible et accompagnée
dans l’habitat social, veiller à la mise en place de fourreaux et de
fibres lors d’aménagement et de réhabilitation, en dresser la
cartographie, mutualiser les fourreaux ET aussi accompagner le
développement des usages, s’ouvrir aux nouvelles cultures
collaboratives, rendre public les données public … »

Je parle souvent ici de très haut débit et du travail de sensibilisation que nous menons avec mes amis du collectif Très haut débit pour tous. Car je suis convaincu que cette qualité des réseaux est le préalable indispensable aux développement usages de manière équitable sur tout le territoire.

Mais le vrai intérêt du très haut débit ce sont les usages qu’il permet.

Beaucoup de temps est perdu dans la campagne électorale avec des sujets insignifiants et des petits jeux partisans. Si nous pouvions en profiter pour faire sortir ce thème de l’aménagement numérique au service des nouveaux usages ce serait une bonne chose.

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Free prêt à se lancer dans la fibre optique à domicile ?

Le 25 août 2006 | 5

Selon le Journal du freenaute, Xavier Niel, fondateur et associé du groupe Iliad, société mère de Free, a créé il y a quelques mois une société (liée à Free ?) pour déployer de la fibre optique à Paris :

 » En ce moment, la cellule SAP (Section
d’Assainissement de Paris) de la Mairie de Paris croulerait sous les
demandes d’études pour le déploiement de fibre optique dans les égouts
parisiens. Ces demandes seraient émises par une nouvelle société : PN (RCS Paris B 488 095 803 sur le site societe.com), une Société par Action Simplifié (SAS) au capital de 40 000 € dont l’immatriculation date du 31 janvier 2006 et dont le président n’est autre que Xavier Niel. On peut imaginer que PN signifie Paris Numérique (comme le plan Paris Ville Numérique
de la Mairie de Paris) même si ce n’est pas forcément le nom commercial
définitif de la société. Le code APE (code activité) de la société est 642C – Télécommunications (hors transmission audiovisuelle).

Nous nous sommes procurés les
documents de création et de modification des statuts de la société,
sans surprise ils mentionnent le développement et construction d’un réseau de fibre optique. Le projet de fibre optique jusqu’à la maison de PN compterait pas moins de 60 points de répartition optique dans la capitale. Cela implique certainement un énorme projet et très organisé avec un investissement conséquent. »

Selon le même article, il se pourrait même que cette nouvelle société envisage de déployer de la fibre dans d’autres villes de France.

Encore une fois, les vertus de la concurrence ne s’appliquent que là où elle existe, c’est-à-dire dans les villes. Pour les camapgnes on va devoir trouver une autre solution si l’on veut être connecté en fibre optique avant l’an 2100 !

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« Fibre optique pour tous d’ici cinq ans » propose Patrick Devedjian

Le 19 juillet 2006 | 0

On passe subitement du rêve au possible en une journée : Patrick Devedjian, ancien ministre de l’Industrie se prononce en faveur du très haut débit pour tous par fibre optique (y compris en milieu rural) en moins de cinq ans.

Et Alain Lambert, ancien ministre du Budget, semble s’associer à cette idée !

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Pas de haut débit = délocalisations

Le 24 juin 2005 | 5

Jean-Michel ose une comparaison financière iconoclaste : 2€/vache/jour (la subvention européenne à l’agriculture), soit 730€/an, « c’est en gros le prix d’installation par abonné d’un réseau optique sur un territoire… ». B est en accord avec Tony Blair qui préfèrerai déplcaer le budget de la PA vers les nouvelles technologies

Avce un calcul simplificateur de ce genre qui va agacer dans les campagnes, il prend le risque de voir du fumier épandu devant sa porte (ce qui ne devrait pas plaire à madame Billaut ni au maire de sa jolie commune). Mais même si les chose ne sont pas si simple, cette mise en parallèle montre bien la bêtise de nos choix stratégiques. Il suffirait d’un sursaut, d’une prise de conscience volontariste pour nous engager dans la voie du développement d’emplois et de la ruralité.

Car il s’agit bien de création d’emplois. D’abord en empêchant la délocalisation d’entreprises françaises qui sinon partiront chercher ailleurs le haut débit. Ensuite, en attirant des entreprises étrangères, en stimulant l’activité des nôtres et en permettant aux nouveaux services (télé-enseignement, télé-médecine, etc.) de se développer.

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