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Communiqué : Pourquoi la société Altitude Telecom a-t-elle laissé tomber l’Orne ?

Le 6 novembre 2007 | 3

Il y a près de trois ans, le conseil général de l’Orne signait une convention avec l’opérateur Altitude Telecom pour fournir un accès à Internet en haut débit sur la totalité du territoire du département. Le choix s’était porté sur cet opérateur normand qui était alors le seul à disposer d’une licence Wimax, technologie sans fil éprouvée.

Sage décision qui a permis de briser le monopole de fait de France Telecom en milieu rural et donc, par rebond, d’accélérer le déploiement de l’ADSL par l’opérateur historique.
Une concurrence et un investissement qui devaient permettre à l’Orne d’être, dès 2005, le 1er département rural entièrement couvert par le haut débit.

La convention signée par le département et l’opérateur prévoyait notamment deux obligations :
- Altitude Telecom devait fournir un accès à Internet en Wimax à toute entreprise du département qui le demandait, quitte à investir à se frais pour raccorder le client
- les particuliers devaient pouvoir accéder à une offre à coût raisonnable, moins élevé que les professionnels.

Sur le plan technique, l’opérateur a rempli sa mission : depuis deux ans le réseau est opérationnel et le service est fiable et stable. Pour les clients qui ont pu être raccordés.

Malheureusement, le reste ne suit pas. L’opérateur ne semble pas tenir ses engagements de « service public » malgré la compensation d’environ 7 M d’euros versée par le conseil général avec l’aide de la région et de fonds européens.

De nombreux témoignages de non raccordement fleurissent dans tout le département. En contradictions avec les obligations contractuelles de l’opérateur. Il paraîtrait même qu’un conseiller général qui avait demandé le raccordement n’a jamais pu être connecté en Wimax !

L’activité commerciale ne suit pas non plus. Aucun effort ni aucune prospection d’envergure n’a été faite auprès des particuliers et le processus d’abonnement est long et peu pratique pour le grand public. Probablement parce qu’Altitude Telecom est une société spécialisée dans le marché des professionnels et parce que les marges sur les abonnements « particuliers » sont faibles. C’est compréhensible mais il ne fallait pas signer avec le conseil général si l’affaire était si mauvaise !

Enfin, les offres de l’opérateur, en termes de débits proposés, n’ont pas suivi les évolutions des usages des internautes, de plus en plus gourmands en débit. Et les abonnements professionnels ne proposent même pas de débits symétriques !

Cette situation engendre des conséquences graves, en pertes d’opportunités pour les entreprises ornaises et en retard d’équipement pour la population du département. Et des non installations d’entreprises ou des projets de départ au profit de territoires mieux équipés.

Les membres de notre club demandent donc au conseil général de faire le nécessaire auprès d’Altitude Telecom pour qu’il respecte ses engagements.

Ou, éventuellement, qu’il trouve un autre opérateur prêt à reprendre la mission qu’Altitude n’a pas rempli. Car l’opérateur normand n’a plus le monopole du Wimax.

Club du Tricorne
www.zevillage.net

Communiqué envoyé par le club du Tricorne
à la presse du département de l’Orne. Le club du Tricorne regroupe près
de 80 professionnels ornais intéressés aux technologies de
l’information et de la communication.

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Premier hotspot WiFi gratuit dans Zevillage

Le 24 août 2007 | 4

Jean-Jacques a ouvert le 1er hotspot WiFi gratuit (intermittent pour l’instant) de Zevillage. Pas tout à fait le 1er mais le mien est situé en plein champ et n’est visible que par les chevreuils et les buses…

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L’été en Zone Blanche

Le 22 août 2007 | 9

Tandis
qu’Orange lance « la guerre du WiFi à Paris » face à l’initiative de la Ville de Paris et que la surenchère aux accès haut-débit dans les villes bat son plein, (fibre
optique, WiFi, ADSL) que se passe-t-il au mois d’août dans la campagne percheronne ? J’ai du
laisser en toute hâte potager et potirons et regagner Paris. Je ne peux pas
travailler dans le Perche et voici pourquoi.

Début août un
technicien agrée par Altitude Telecom investit mon lieu-dit
« éligible » au WiMax à 3 kilomètres de Bellême et à 4,7 km exactement du relais de
base WiMax à Serigny. Après avoir fait des essais sous le vent et la pluie, le
technicien rend son verdict : WiMax , niet, pas de signal. Très correct,
Altitude Telecom me permet de renvoyer sans frais l’antenne par colissimo –
mais pas de solution.

Au désespoir
je me retourne vers France Telecom à Mortagne-au-Perche pour savoir quels
investissements sont prévus, et si par hasard on examinera à nouveau l’ADSL en « zone
blanche ». Réponse de la « commerciale » préposée ce jour :
« L’ADSL, ah, non, aucune chance ! ». Mais alors, que dois-je
faire, quelle solution ? « Déménagez! Ici, c’est la campagne, on ne
peut pas vous donner tout ce que vous avez en ville ! De toute façon,
France Telecom préfère investir à l’étranger. ». Quant à Altitude Telecom,
on peut s’inquiéter des déclarations du PDG Jean-Paul Rivière « Même s’il
est dans un premier temps utilisé pour l’aménagement du territoire, le marché
principal du WiMax est les villes », selon Jean-Paul
Rivière
(Reuters) et en …2009. Où est passé l’investissement du Conseil Général de l’Orne chez
Altitude pour que soient résorbées les zones blanches?

Il ne reste
plus qu’à se regrouper entre télétravailleurs d’infortune dans le même cas que
moi pour sensibiliser les acteurs à l’urgence de la demande. Grâce à la liste
de diffusion Tricorne, de bon conseils (entre
autres) d’Hervé Pauchard conseil en géocalisation qui me rappelle que le
Perche, ce sont des collines, et que le WiMax peut être une bonne solution dans
certains cas, comme la plaine d’Alençon, mais certainement pas dans TOUS les
cas. J’alerte en tout cas, à défaut de l’ARCEP, autorité de régulation, en
vacances, l’antenne Ouest du Ministère
du Développement durable. Je découvre un site remarquable, très documenté sur
les « zones blanches ». Pour tous ceux qui veulent en savoir plus je
conseille la visite du site de l’Atelier Aménagement numérique des territoires

Depuis
l’arrivée du Web 2, il n’est plus possible de condamner une partie de la
population au bas débit – il n’y a d’ailleurs presque plus d’offres. Sans doute
est-il temps qu’ait lieu une redéfinition du service universel et que l’ARCEP réactualise les engagements des
opérateurs dont la mission est de couvrir « les zones blanches ». A suivre…

Janique
Laudouar

Association Art Tank

(Orne)

Zone_blanche_exemple_cle7e6968

En matière d’aménagement numérique, une zone
blanche
est un secteur géographique qui n’est pas desservi par un
service de communication électronique. » Source : Atelier Aménagement numérique du territoire

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Fête du très haut débit chez Acome, à Mortain, dans la Manche

Le 29 juin 2007 | 2

P1020357La société Acome organisait hier la Fête du très haut débit, avec l’association Novea, dans son usine de Mortain, dans la Manche. Dernier fabricant de fibre optique en France, Acome est, accessoirement, aussi la plus grande SCOP française avec près de 1 300 salariés.

Acome a mis en place un centre de démonstration (CETHD) autour de la fibre optique où elle présente ses produits et ceux de partenaires ainsi que des exemples d’usages.

Pour la Fête du très haut débit, 250 personnes étaient rassemblés, professionnels des réseaux, jorunalistes et élus locaux.

Les conférences de la matinée ont permis de mesurer que l’équipement en FTTH, la fibre optique à la maison, était très engagé du côté de France Telecom et de ses concurrents.

Le témoignage sur l’équipement FTTH ouvert et neutre dans les Hauts-de-Seine a démontré que l’engagement des collectivités locales était indispensable pour accélérer le déploiement de la fibre et coordonner la concurrence. Un investissement (1 € public pour 3 € privés dans le cadre d’une délégation de service public) et non pas une subvention à fonds perdus a précisé martin de Mijolla, le DSI du Conseil général.

Fibreacomeporteesurpoteauxelectriq
Dominique Brault, d’Acome, grand organisateur de cette journée réussie, a montré les techniques proposée par sa société pour faire baisser les coûts de déploiement de la fibre : en aérien, sur les lignes haute et moyenne tension ou avec du génie civil léger en bord de route.

Il a également plaidé pour une solution temporaire dans les campagnes : réseau de collecte en fibre aérienne associé à un réseau de désserte en… ADSL. Tout en condamnant les solutions alternatives comme le Wimax. Pour lui, cette solution temporaire offre l’avantage de commencer le déploiement de la fibre.

Solution logique, probalement, mais qui néglige juste… les utilisateurs.

En effet, dans les zones rurales, il est probable qu’on ne voit pas de FTTH avant au moins 10 ans. La solution fibre + ADSL revient donc à condamner les utilisateurs à l’ADSL pendant cette période (faut-il rappeler la qualité de l’ADSL rural ?).

En faisant le choix du Wimax (qui restera utile pour les usages de mobilité et peut-être de téléphonie même si l’on déploye ensuite du FTTH) on profite au moins de débits symétriques et, la plupart du temps, supérieurs à l’ADSL rural.

L’après-midi était consacré à des visites, en petits groupes, de solutions d’Acome ou de partenaires. Sorte de speed dating qui a permis de voir énormément de choses par ateliers de 10 minutes chacun.

Vraiment une initiative réussie cette fête du très haut débit. Acome devrait peut-être réfélchir à en organiser de spécialement conçues pour convaincre les élus locaux de passer au FTTH : conférences sur les bénéfices du très haut débit pour un territoire rural et visites d’ateliers pratiques.

Voir aussi les entretiens vidéo avec Yves Parfait, M. FTTH de France Telecom et avec Jean-Michel Billaut (ajout : et le compte-rendu de JMB sur son blog ainsi que la conférence d’Yves Parfait)

P1020363

Exemples d’assistance et de surveillance à domicile pour personnes âgées (France telecom R&D)

Fibreoptiquesurpoteauxelectriques Fibre optique installée sur les poteaux du réseau électrique : 3 cables électriques au-dessus et fibre en dessous (solution HTADSS)

Trancheuseenroberoute
Trancheuse capable d’ouvrir 500 m de tranchée par jour dans une route pour installer de la fibre. La machine ouvre une tranchée étroite, évacue de gravats et coule un lit en béton qui accueille els fourreaux.

Sousrepartiteurfibre
Armoirebrassagefibredomicile
Sous-répartiteur d’étage et armoire de brassage au domicile dans le pavillon dédié aux usages de la fibre à la maison.

Une petite précision : les câbles sont évidemment laissés apparents pour la démonstration…

dans cette maison pilote, tout est piloté grâce à la fibre : Internet, wi-fi déporté, multimédia de loisir, télévision hertzienne ou satellite et éventuellement domotique.

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Le Wimax dans l’Orne bientôt à 10 Mbps dans l’offre de base ?

Le 5 juin 2007 | 3

Ce n’est pas une affirmation mais un souhait : pourquoi l’offre de base du Wimax dans l’Orne ne serait-elle pas montée à 10 Mbps symétriques au lieu du 1 Mbps actuel ?

Compte tenu du marché actuel de l’ADSL et de ses performances (8/10 Mbps non symétriques quand on est proche d’un NRA) il ne serait pas impensable qu’Altitude telecom adapte son offre de base. Ou au moins, qu’elle ces 10 Mbps en option à prix très abordable (5, 10 € de plus ?) et non pas à un prix prohibitif comme aujourd’hui.

Ce serait un bon point pour l’aménagement du territoire (dont l’opérateur se fiche comme de son premier serveur, c’est normal) mais aussi un facteur différenciant par rapport à France Telecom qui ne pourra jamais offrir cette qualité de service symétrique.

Et vous, amis connectés en Wimax, vous en pensez quoi ?

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L’augmentation du prix du pétrole pousse au télétravail

Le 20 mai 2007 | 2

Grâce à l’augmentation des prix du carburants, le télétravail devrait se développer peut-on observer aux Etats-Unis. Certains experts estiment à 10% le taux de croissance annuel du télétravail engendré par le renchérissement des déplacements.

Selon cet article de Networkworld, le conducteur Américain moyen aurait diminué ses déplacements pour la première fois depuis 26 ans. L’article fait également écho d’une étude dans laquelle 10% des personnes intérrogées déclarent avoir changé de travail pour diminuer leurs déplacements maison-bureau. Un changement qui profite également aux transports en commun.

Conséquence prévisible, le développement du marché du haut débit s’accélère. Au cours du premier trimestre de 2007, les 19 plus grosses sociétés de cables et de téléphonie des Etats-Unis, qui représentent environ 94% du marché, ont accueilli 2,9 millions de clients supplémentaires pour des connections à Internet en haut débit.

(via Slashdot)

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Fête du Très haut débit pas loin d’ici

Le 12 mai 2007 | 0

Le Centre d’expertise du très haut débit et l’association Nove@ organisent une Fête du très haut débit le 28 juin à Mortain, dans la Manche, à une portée d’arbalète de Zevillage.

Ce centre d’expertise a été créé en 2006 par la société Acome, constructeur, entre autre, de fibre optique que Jean-Michel BIllaut avait visité il y a un an.

Probable que j’aille y faire un tour.

Dommage qu’il n’y ait aucune information sur le site de l’organisateur…

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Communiqué : Fibre optique pour tous, synonyme de croissance économique

Le 1 mai 2007 | 1

Communiqué du collectif Très haut débit pour tous

(à télécharger au format PDF)

Message urgent à destination de Ségolène Royal et de Nicolas Sarkozy


Comment créer de la croissance en France et aider les Français à prendre de l’avance dans la société de l’information ?

Pour répondre à cette question, nous, collectif du très haut débit pour tous, pensons que la France doit se doter, le plus rapidement possible, d’un réseau de fibre optique jusqu’à l’habitant.

Si nous voulons vraiment profiter de cet avantage comparatif, nous devons mener à bien ce projet de très haut débit pour tous, jusque chez l’habitant, sans délai.

Seule une stratégie d’investissements massifs dans la fibre optique, publics et privés, dans un délai court, provoquera un déclic psychologique énergisant et les conditions économiques d’une réussite massive.

Plus vite nous investirons dans les réseaux, plus vite les Français créeront les usages et les contenus qu’ils pourront exporter dans le monde entier.

Donnons aux Français l’infrastructure qui créera de la richesse, de la croissance et de l’emploi et un accès facilité à la connaissance et aux services. Pour tous.

Pour réussir, ce plan fibre optique pour tous doit respecter un certain nombre de conditions :

  • un réseau fibre optique de bout en bout, jusqu’à l’usager
  • un réseau fibre optique neutre
  • ce réseau doit être ouvert à la concurrence
  • le déploiement doit garantir une égalité d’accès pour tous au réseau
  • ce réseau doit partager les infrastructures aériennes et souterraines existantes.

Quel impact sur le pays aura ce réseau de fibre optique pour tous ?

La création d’un réseau de fibre optique jusque chez l’habitant permettra de créer une masse critique d’utilisateurs et un marché national de taille suffisante pour développer des innovations en France.

Des innovations qui se traduiront par des créations d’entreprises, par des emplois et par des expertises nouvelles en France, y compris dans les zones rurales qui ne seront plus défavorisées.

Partout dans le pays, la population pourra avoir accès à la culture, aux contenus multimédias mais aussi au travail à distance et à la télémédecine. Des emplois nouveaux seront créés dans la formation à distance et dans l’accompagnement du changement, y compris à la formation aux usages de ces nouveaux outils.

Enfin, le développement rapide de la fibre optique pour tous est une occasion de créer une égalité d’accès au multi-service Internet (télévision haute définition, téléphonie, très haut débit).

Ne laissons pas la Corée, la Suède ou les Etats-Unis créer les contenus et les normes des services que nous achèterons demain. Ne ratons pas le coche et choisissons maintenant le déploiement rapide de la fibre optique pour tous !


Manifeste en faveur du très haut débit pour tous

Recommandé par des Influenceurs
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Free prêt à se lancer dans la fibre optique à domicile ?

Le 25 août 2006 | 5

Selon le Journal du freenaute, Xavier Niel, fondateur et associé du groupe Iliad, société mère de Free, a créé il y a quelques mois une société (liée à Free ?) pour déployer de la fibre optique à Paris :

 » En ce moment, la cellule SAP (Section
d’Assainissement de Paris) de la Mairie de Paris croulerait sous les
demandes d’études pour le déploiement de fibre optique dans les égouts
parisiens. Ces demandes seraient émises par une nouvelle société : PN (RCS Paris B 488 095 803 sur le site societe.com), une Société par Action Simplifié (SAS) au capital de 40 000 € dont l’immatriculation date du 31 janvier 2006 et dont le président n’est autre que Xavier Niel. On peut imaginer que PN signifie Paris Numérique (comme le plan Paris Ville Numérique
de la Mairie de Paris) même si ce n’est pas forcément le nom commercial
définitif de la société. Le code APE (code activité) de la société est 642C – Télécommunications (hors transmission audiovisuelle).

Nous nous sommes procurés les
documents de création et de modification des statuts de la société,
sans surprise ils mentionnent le développement et construction d’un réseau de fibre optique. Le projet de fibre optique jusqu’à la maison de PN compterait pas moins de 60 points de répartition optique dans la capitale. Cela implique certainement un énorme projet et très organisé avec un investissement conséquent. »

Selon le même article, il se pourrait même que cette nouvelle société envisage de déployer de la fibre dans d’autres villes de France.

Encore une fois, les vertus de la concurrence ne s’appliquent que là où elle existe, c’est-à-dire dans les villes. Pour les camapgnes on va devoir trouver une autre solution si l’on veut être connecté en fibre optique avant l’an 2100 !

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