Selon un article de WK-RH (publication du groupe néerlandais Wolters-Kluwers), le télétravail s’est considérablement développé aux Pays-Bas depuis quelques années.
On savait déjà qu’il était bien plus pratiqué en Hollande que chez nous mais pas à ce point-là :une entreprise néerlandaise sur deux emploie des télétravailleurs, chiffre à comparer aux 25 % de 2003.
Et dans les secteurs de l’énergie ou de la distribution d’eau, le nombre d’entreprises qui comptent des télétravailleurs “à domicile” dans leurs effectifs monte à… 89 %.
Plusieurs facteurs convergent pour expliquer ce boom du télétravail hollandais :
- une législation souple et simple qui permet de personnaliser l’accord “télétravail” pour chaque salarié (mais qui prévoit quand même l’obligation de disposer d’une pièce à part pour le télétravailleur à domicile)
- un constat que le télétravailleur est plus productif
- l’observation que ce mode d’organisation à distance permet un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée
- un calcul qui met en évidence le faible coût des investissements à réaliser par l’entreprise pour mettre un salarié en télétravail (ordinateur, mobilier, dépenses d’énergie etd e communication).
Mais surtout, l’explication centrale de ce succès, est la prise de conscience écologique du coût collectif des déplacements quotidiens maison-travail. Coût écologique, coût en stress, coût en temps perdu et poids dans le budget familial :
” Considéré comme l’un des moyens de lutter contre les problèmes d’environnement, le télétravail est particulièrement encouragé aux Pays-Bas. Les embouteillages dont le pays est systématiquement victime, matin et soir, coûtent 2,5 milliards d’euros à l’économie néerlandaise, en heures non productives. D’où les initiatives qui fleurissent pour lutter contre ce fléau.”
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