You are browsing the archive for Paris-Granville.

Victimes du Paris-Granville vous avez enfin un défouloir !

25 octobre 2009

Mon ami Pierre Bernard, Explorateur du Web, vient de lancer un site communautaire pour les voyageurs des transports en commun d’Ile-de-France, quoimaligne.fr.

Très bonne idée et il va l’ouvrir aux usagers des grandes lignes (onglet « infos générales »). J’y ai donc créé un groupe Paris-Granville.

A vous de jouer : créez-vous un compte et défoulez-vous. Publiez, tweetez, commentez, râlez mais participez !

A noter, Pierre télétravaille depuis… l’Ile Maurice.

Un Granville-Paris bloque 50 élus bas-normands à Versailles

14 septembre 2009

Cela ressemble à un gag : 50 élus bas-normands de retour du siège de la SNCF à Paris où ils avaient manifesté en faveur de la ligne Paris-Granville ont été coincés ce matin 45 minutes en gare de Versailles-Chantiers !

Cela fait toujours plaisir quand nos élus se penchent sur notre pauvre condition de citoyens-contribuables. J’espère qu’ils auront eu là un petit aperçu de nos tracas quotidiens…

Anecdote cocasse : Laurent Beauvais, président du conseil régional, qui faisait partie de la délégation prise au piège, publiait hier un article qui traduit son exaspération. J’attends avec impatience le billet suivant…

PS : quand je parle de tracas quotidien, ce n’est pas abusif. Après le grève injustifiable d’il y a quelques jours, le Granville-Paris était bloqué hier faute… de fuel.

PPS : je me demande si je ne vais pas finir par créer une catégorie « Feuilleton du Paris-Granville » ?

Ligne SNCF Paris-Granville : cela ne s’arrange pas

29 juillet 2009

Granville-Paris complètement bondéLundi matin, une fois de plus, nouvelle mésaventure pour me rendre à Paris en train. La rame ne comptait qu’un demi-élément depuis son départ de Granville, pour un nombre de passagers habituel.

Jeunes, vieux et enfants, on a tous voyagé entassés debout comme dans le métro. Même pas la place de s’asseoir par terre. Cela crée des liens, c’est certain. Mais quand on a acheté un billet de 1ère classe pour pouvoir travailler pendant le trajet, on l’a mauvaise.

Surtout que nous n’avons eu aucune explication de la SNCF. Pendant le voyage on n’a pas vu de contrôleur, ni entendu personne au micro d’ailleurs : on a du tomber sur des timides.

Arrivés à Paris, nous avons également eu le plaisir de nous faire envoyer bouler par l’agent de la SNCF présent sur la quai. Malaimable, désagréable même, il enjoignait les clients mécontents ou légitimement curieux à s’adresser ailleurs : « Ce n’est pas la faute de la SNCF, voyez avec la Région ». Circulez, il n’y avait de toute façon rien à boire. Compassion et qualité de service, connais pas.

L’après-midi, dans le sens Paris-Granville, le train a été immobilisé après que deux vitres ont été cassées par des tirs. Balles ou cailloux, on n’a pas trop su : « Les jeunes sont en vacances » expliquait un agent de la SNCF.

Deux semaines plus tôt, d’autres jeunes très joueurs avaient déposé un extincteur sur la voie près de Briouze ; d’autres encore, farceurs eux aussi, avaient préféré déposer des plaques de béton sur les rails du côté de Nonancourt, crevant à chaque fois les réservoirs de gasoil et imposant un arrêt du train. Ainsi qu’une perturbation sur la ligne, monovoie sur la plupart du trajet comme vous le savez probablement.

Granville-Paris pas mal bondéQuelques semaines plus tôt, sur 2 allers-retours, j’avais voyagé une fois assis en tailleur avec mon ordinateur sur la moquette (en 1ère classe elle est moelleuse) et peu après dans un wagon sans climatisation ni éclairage. Pas de chance, pour une fois le temps était au très chaud.

Depuis quelques mois je ne vous racontais plus mes mésaventures sur la ligne de train Paris-Granville. C’est la moindre des choses, vous pourriez trouver cela lassant. Mais là, la SNCF et/ou la Région abusent.

Je commence à en avoir ras l’aménagement du territoire, il faut que je m’épanche.

Identificateurs Technorati : , , , ,

Le président Beauvais suspend le paiement de la Région à la SNCF

9 janvier 2009

Le président Laurent Beauvais a pris cet après-midi l’initiative de suspendre le paiement de la redevance régionale à la SNCF pour non respect de ses engagements contractuels.

Chaque mois, la région Basse-Normandie verse 5 M d’euros à l’entreprise publique pour faire rouler les trains. Mais, devant la dégradation continue de la prestation, Laurent Beauvais a tapé sur la table. Il n’est d’ailleurs pas certain que cette décision soit légale mais elle va probablement faire bouger les choses.

Cette décision intervient au surlendemain d’une rencontre avec Dominique Bussereau, ministre des Transports qui allait plutôt dans le sens de la conciliation. Mais, comme le rapporte Ouest-France, cette réunion ne modifiait pas grand-chose pour les usagers :

 » Au lendemain de cette entrevue avec Dominique Bussereau, hier la situation tournait au comique. Les usagers du Paris-Granville ont dû faire demi-tour à Dreux : le train les précédant ayant percuté un véhicule en région parisienne. Le train Argentan-Mézidon tombait en panne… gas-oil gelé. Enfin, plusieurs trains sont partis le matin sans chauffage. Réponse de la SNCF : « Le chauffage dysfonctionne quand il fait trop froid lhiver »… Navrant. »

On se souvient qu’Alain Lambert, président du conseil général de l’Orne, avait déjà utilisé cette méthode pour dénoncer la gestion du dossier Wimax par le prestataire Altitude telecom. Espérons que l’initiative de Laurent Beauvais pousse la SNCF à l’amélioration du service.

PS: Voir l’article de Laurent Beauvais et le communiqué de presse

Les sites web et le chemin de fer dans l’Orne

30 décembre 2008

Dans mes recherches pour écrire le dernier article sur le Paris-Granville, j’ai découvert plusieurs ressources web de passionnés de train dans l’Orne et dans l’Ouest :

Petit Pépy Noël on ne te dit pas merci pour le Paris-Granville

29 décembre 2008

Retards sur la ligne Paris-GranvilleNon, Zevillage n’a pas fusionné avec l’Almanach Vermot mais je me suis inspiré d’une usagère qui se plaint sur le blog de la ligne de train Paris-Granville.

On ne sait plus trop si on doit rire ou pleurer de la situation. Entre les grèves, les patinages de roues, le temps chaud, le temps froid, les portes qui ne ferment plus et qui bloquent le système de sécurité, les fuites de gasoil… il devient exceptionnel qu’un train de la ligne arrive à l’heure.

Par un beau dimanche, notre train de retour de Paris a même évité les balles perdues. Nous avons attendu une demi-heure après Versailles que la « Gendarmerie sécurise la zone » (sic) car le train précédent s’était fait tirer dessus. La routine !

En octobre, la SNCF a affiché dans les gare des panneaux pour nous expliquer que la plupart des trains arrivaient à l’heure (je vous recommande la lecture en détail de l’illustration ci-contre). C’est bien connu, les ronchons ne parlent que des trains qui sont en retard. Elle n’a pas (ou pas pu) renouvelé l’expérience !

La situation devient même catastrophique pour les voyageurs pendulaires qui font la navette tous les jours pour Paris depuis L’Aigle, Verneuil ou Dreux. L’accumulation des retards les place en difficulté sur leur lieu de travail.

Laurent Beauvais, président de la région Basse-Normandie, annonce sur son blog une réunion prévue le 6 janvier avec le ministre des Transports.

On ne sait pas trop ce qu’il sortira de cette réunion.

Les causes et les remèdes des problèmes du Paris-Granville sont connus. Mais les solutions sont chères et le ministre Dominique Bussereau n’aura pas grand chose à « offrir ». A force de s’endetter pour leurs frais de fonctionnement au-dessus de nos moyens, l’Etat et les collectivités territoriales n’investissent plus et cela fini par se voir.

La SNCF et son actionnaire ne se rendent pas bien compte qu’en sacrifiant nos lignes secondaires ils réduisent à néant le travail de fourmi de tous ceux qui agissent pour développer ou pour sauver leurs territoires. Détail insignifiant quand on fait rouler les TGV à la vitesse du son à travers l’Europe.

En attendant des nouvelles des investisseurs, je vous laisse méditer sur les explications très claires d’un conducteur de la SNCF (je note, malicieusement, au passage, qu’il essaye, comme le président de la région, de récupérer la colère des usagers…), toujours sur le blog des usagers de la ligne :

 » Concernant les vrais problèmes de la ligne, en voici les principales raisons : matériel inadapté, sous motorisé (même puissance totale que ça soit pour un élément bi-caisse ou tri-caisse) et d’une fiabilité catastrophique.

Ensuite, le régime d’exploitation de la ligne entre Argentan et Granville : ligne à une seule voie banalisée sur la quasi totalité du parcours. Cela s’apparente à de la voie unique avec les problèmes liés aux croisements des trains (mais c’est bien différend pour nous car la réglementation de sécurité et la gestion des incidents en sont différentes, mais ce régime d’exploitation contraignant est toutefois mieux que de la voie unique).

Il est important de souligner que cette ligne n’est pas électrifiée de Dreux à Granville.

En outre, j’ajouterai les problèmes liés au patinage nous obligeant à réaliser les montées en vitesse de façon moins rapide ainsi que d’anticiper les phases de freinage. Pour une desserte voyageur: freiner longtemps avant mais avec moins d’effort de freinage afin d’éviter l’enrayage (blocage des roues), d’où des pertes de temps de quelques minutes parfois (dont les conséquences peuvent-être catastrophiques face à l’impossibilité de respecter les signaux, mais rassurez-vous : n’importe quelle situation, incident,…  est reprise dans notre lourde réglementation de sécurité que nous devons maîtriser sur le bout des doigts.

Pour améliorer la ligne, je vois 3 solutions coûteuses mais efficaces : mise à double voie sur la totalité du parcours, changement de matériel et électrification sur tout le parcours. « 

PS : tel Ferdinand Lop, la SNCF veut prolonger le Paris-Granville (en autocar) jusqu’au Mont Saint-Michel. Vous imaginez des milliers de passagers, sujets usagers supplémentaires sur cette ligne ?