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La haie, patrimoine de l’Orne

15 novembre 2008

Le conseil général de l’Orne a réalisé et mis en ligne en mai 2008 un superbe travail sur les haies du départements.

Réalisé en interne et rédigé par Laurent Nevoux (Chambre d’agriculture de l’Orne), Agnès Bataillon (CAUE de l’Orne) et Jean Ménard (conseil général de l’Orne), ce livret de 44 pages aborde tous els aspects de la haie, écologiques, esthétiques ou économique.

Ce petit guide joliment illustré explique comment les protéger, les entretenir et les replanter. Une réponse au saccage organisé.

Un superbe travail qui traîne sur mon disque dur depuis plusieurs mois car je voulais vous donner envie de le lire. L’application Issuu me donne l’occasion de le faire, dans de meilleures conditions qu’avec le PDF originel (à télécharger, 6.56 Mo).

Je vous recommande de le regarder en plein écran en cliquant ci-dessous sur « open publication ».

Artisanat, décoration et jardins

6 juin 2008

Le Prieuré Saint-Michel organise samedi 7 et dimanche 8 juin sa manifestation Décoration et jardins pour la 5e année consécutive.

Cette année, près de 50 exposants seront installés dans le superbe cadre du prieuré de Crouttes, à côté de Camembert. En partie dans la grange dimière du XIIIe siècle, en partie dans les jardins classés.

Le lieu vaut la visite mais lors de la manifestation les amoureux des jardins trouveront en plus sur place leur bonheur :

  • présentation et vente de produits artisanaux, de plantes vivaces, arbustes, plantes aquatiques ou exotiques
  • des conseils dispensés par des professionnels passionnés par leur art
  • des visites-promenades dans les jardins du prieuré animées par Bertrand-le-jardinier de France Bleu.

Et, en plus, il devrait faire beau ce week-end et la restauration est prévue sur place (dans l’ancien pressoir).

Il n’est de Camembert qu’au lait cru !

6 juin 2008

L’institut national de l’origine et de la qualité (INAO) a tranché le 4 juin en faveur de la révision du cahier des charges de l’appellation d’origine protégée (AOP) « Camembert de Normandie » telle que proposée par les professionnels.

Dans un communiqué, l’INAO réaffirme les « règles essentielles et spécifiques » de la fabrication du Camembert de Normandie telle que l’utilisation exclusive de lait cru, l’empresurage en bassine, le moulage fractionné en 5 fois d’un caillé non brisé, la durée minimum d’affinage en hâloir et l’emballage en boîte de bois.

C’est de cette règle précise du lait cru qu’entendaient s’affranchir les groupes Lactalis-Besnier (camemberts Lepetit) et Isigny Sainte-Mère pour fabriquer leurs produits avec du lait chauffé ou filtré.

Les industriels avaient invoqué des prétendus risques sanitaires pour justifier leurs demandes.

Mais l’Agence de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) n’avait pas estimé nécessaire de recommander des critères microbiologiques pour la plupart des bactéries potentiellement dangereuses. Pas de pasteurisation du lait cru, juste de bonnes règles d’hygiène (télécharger l’avis de l’AFSSA, format PDF).

Que vont faire les industriels ? Modifier leurs lignes de fabrication pour se conformer au cahier des charges ou quitter l’AOC comme ils le prétendaient dans leurs menaces ?

Prochaine étape pour le Camembert : soumission du cahier des charges de l’appellation au gouvernement pour homologation..

Conservatoire du temps jadis

12 février 2007

MerleraultJe découvre le joli site web du Conservatoire du temps jadis (via Didier) qui s’est fixé pour objectif de faire connaître et d’assurer la pérennité du patrimoine génétique d’une cinquantaine d’animaux de basse-cour.

Des poules, canards, cochons, chèvres, moutons, oies, tous d’espèces rares ou en voie de disparition comme ces poules de la race ornaise du Merlerault.

Informations pratiques sur le conservatoire installé à Fontenay-les Louvets, à côté de Mortrée.

Comment saccager son patrimoine – Leçon N° 3 : Aunay-les-Bois

29 octobre 2006

Noncircuitovale_1 On peut dire que Zevillage est gâté. Après le projet de Centre d’enfouissement technique des déchets à Ventes-de-Bourse, voici le projet de circuit ovale.

Le Centre d’enfouissement, au milieu de la forêt domaniale, est déjà très contesté par la population, par les élus et par des associations comme Notre nature qui le jugent sévèrement :  » projet surdimensionné, site mal choisi et absence totale de concertation qui frôle le mépris ». Trois recours devant le trinunal administratif ont été lancé contre ce projet par des élus et par une association.

Ce projet de Centre d’enfouissement est défendu par le maire d’Aunay-les-Bois (commune voisine), également président de la communauté de commune du pays d’Essay. Un élu qui défend également bec et ongles sa stratégie d’implantation de circuits de sports mécaniques dans « sa » circonscription.

Après le karting d’Aunay et le circuit de rallye cross d’Essay, il envisage, à Aunay également, la création d’un circuit ovale pour des courses de short track et de midget. On, pourra louer sur ce circuit des cross car pour se promener dans la campagne environnante.

L’installation de ce circuit ovale pourrait également être suivie de la construction d’un 4e circuit destiné aux essais de Formule 2.

Cette stratégie solitaire du maire-président est également très contestée. Des retombées économiques minuscules pour des nuisances et une pollution certaines. Un choix curieux dans un département qui a choisi de valoriser son patrimoine par le développement d’un tourisme vert de qualité.

Raymond Herbreteau, président de l’association Notre nature, est parti en guerre contre ce circuit ovale dans une Lettre ouverte :

 » Tous les projets proposés par le président de l’intercommunalité – C.S.D.U. des Ventes-de-Bourse, sports mécaniques -, vont à l’encontre de l’aménagement cohérent du territoire. Il serait plus judicieux de réaliser ces projets dans des zones contiguës à de grands axes routiers qui sont déjà bruyants et pollués.

Ce projet, actuellement en enquête publique jusqu’au 25 octobre 2006, est rejeté par toute la population communale d’Aunay-les-Bois et autres riverains. Le propre des espaces naturels comme les forêts c’est la quiétude, ce que tout les habitants riverains sont venus chercher (gîtes ruraux, etc.).

Un minimum de bon sens et de démocratie aurait suffi pour discuter de ce projet en amont, avec la population pour se rendre à l’évidence du bien-fondé de son refus. « 

Et il est délicieux de constater que tout cela se passe en plein parc naturel régional Normandie-Maine.

La confrérie du Boudin blanc à Essay

2 octobre 2006

Samedi se tenait le chapître de la Confrérie des compagnons du Boudin blanc d’Essay avec la participation de représentants de plusieurs confréries de la région. Mon intronisation, par surprise, m’a propulsé dans un univers que je ne connaissais pas : les promoteurs et défenseurs de spécialités régionales.

Plutôt joyeux drilles, évidemment gourmands, défenseurs de leurs cultures locales et de leurs spécialités, ils s’activent pour faire connaître leurs terroirs. Univers sympathique, un rien désuet et animé de rites venus du fond du Moyen-Age.

La recette du boudin blanc d’Essay vient de Rethel, dans les Ardennes, grâce un charcutier qui l’a reçue d’un compagnon de captivité chez les Prussiens pendant la Guerre de 70. Son échoppe d’origine, à Essay, est toujours une charcuterie, malheureusement ferméee récemment. D’autres producteurs locaux utilisent encore la recette et font office de conservatoire.

J’ai juré de manger du boudin – au moins – quatre fois par an et de le promouvoir. C’est fort volontiers. Quant aux deux sournois qui m’ont attiré dans ce traquenard, ils ne perdent rien pour attendre…

Concours de labour à l’ancienne

1 septembre 2006

« Le plus important c’est ce champ que nous avons labouré tous ensemble ! » Vu l’ambiance de ce concours de labour, organisé par l’association Hippotese, on veut bien le croire.

Le premier qui voit un percheron parmi la diversité des équidés du Sud-Est de la France a gagné.

(via Alexandre)

Comment saccager son patrimoine – Leçon N°2 : les haies

27 mars 2006

Arrachagehaies2_2
Vous avez remarqué cette manie d’arracher les haies, y compris dans des paysages traditionnellement bocagers ?

Les politiques technocratiques de remembrement y ont bien-sûr largement contribué. Les agriculteurs ont emboîté le pas des technocrates avec de vraies-fausses raisons économiques à court terme (gain de surface pour les cultures, passage facilité pour les engins de culture).

Les explications ne sont pas toujours stupides. Il me semble que les surfaces de haies sont déduites du calcul des indemnités versées dans le cadre de la PAC. De quoi encourager les arrachages.

Les conséquences de ces arrachages sont bien connues sur le moyen et le long terme : perte de rendement dues à l’assèchement des terres par le vent et l’accélération de l’écoulement des eaux, perte de la biodiversité, réduction de l’habitat des prédateurs de parasites. Et donc, augmentation des intrants chimiques (engrais et lutte contre les parasites) et des arrosages pour compenser la baisse de rendement des terres.

L’autre pollution est visuelle. A la place de la diversité des paysages français construite dans la lenteur des siècles vous avez envie de voir la France entière ressembler à la Beauce ? Moi pas.

Je soutiendrai plutôt le Manifeste pour les paysages (via Jean-Claude)

PS : un site très complet sur les haies, leur origine, leur utilité et des conseils pratiques de plantation et d’entretien.

Comment saccager son patrimoine – Leçon N° 1 : Sées

14 mars 2006

Sees_mars2006_3Sées, à deux pas de Zevillage, est une ville historique au patrimoine très riche dont une cathédrale (XIIe-XIIIe siècle) et une abbaye Saint-Martin (XIIe-XIIIe siècle). Elle est le siège de l’un des plus ancien dicocèse de France, créé au IVe siècle, et compte de superbes maisons.

Un patrimoine qui a séduit plusieurs réalisateurs de films dont Luc Besson pour son Jeanne d’Arc (la scène du sacre de Charles VII a été tournée dans la cathédrale).

Sees_mars2006_4_1Sées, anciennement Séez, est également l’une des rares villes de France a avoir conservé une motte féodale en bon état, en plein centre ville, à côté des ruines de l’église Saint-Pierre.

Visiblement, la motte forte dite du Bourg le Comte n’empêche pas le maire de dormir qui a signé un permis de construire 4 maisons individuelles juste à ses pieds sur une friche déjà ancienne. Il y avait probablement mieux à faire pour aménager ce terrain (un jardin ?) et mettre en valeur l’édifice médiéval, non ?

Pourquoi tant d’élus s’acharnent-ils ainsi à détruire le capital historique des communes dont ils ont la charge ? Il faut bien dire que l’édile de Sées n’est pas un néophyte puisqu’il a déjà adopté un projet très contesté pour aménager les abords de la cathédrale.

PS : un sagien me précise que la motte forte aurait servi dans le film de Besson pour la scène du siège d’Orléans.