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Interdire le télétravail pour enrayer la Crise

Le 18 mai 2009 | 98

C’est très surprenant que personne n’y ait encore pensé : le télétravail plombe l’économie.

Interdire le télétravail permettrait donc d’enrayer efficacement – et très vite – la Crise (avec un C majuscule). Ce serait plus efficace que de gaspiller l’argent public versé à des banques qui n’en ont pas besoin ou qui sont des canards boiteux de toute façon déjà condamnés.

Un petit projet de loi suffirait. Il devrait même pouvoir être voté en urgence, l’ambiance étant aux textes répressifs. Une procédure exceptionnelle pourrait même être mise en oeuvre si nécessaire tant les enjeux sont importants.

Je m’explique, vous comprendrez vite, l’économie c’est simple.

Télétravailler est un non sens. C’est un mode d’organisation qui réduit fortement notre consommation.

Voici une esquisse de tous les postes qui pourraient profiter d’une interdiction du télétravail. Je compte sur vous pour m’aider à la compléter :

  • automobile - c’est évident que le télétravail diminue les déplacements et donc l’achat de véhicules neufs
  • carburants
  • concessionnaires d’autoroutes
  • recettes de l’Etat – l’Etat engrangerait directement des rentrées supplémentaires avec l’augmentation de la taxe sur les produits pétroliers et des contraventions (plus de voitures c’est plus de contravention, surtout que le stationnement sera plus difficile)
  • consommables automobiles (sauvons Michelin)
  • garagistes
  • loueurs de salles
  • secteur du bâtiment – moins de télétravail, c’est plus de bureaux
  • SNCF - plus de déplacements en perspective c’est plus d’investissements et d’abonnements
  • compagnies aériennes
  • voyagistes et agences de voyage
  • hôtellerie
  • restauration
  • industrie pharmaceutique - plus de déplacements, plus d’encombrements, c’est plus de stress, c’est plus d’anti-dépresseurs
  • fonction publique – pour traquer le télétravail clandestin et gérer le surcroît de trafic automobile il va bien falloir recruter massivement
  • syndicats - être sur place c’est quand même plus simple pour les manifs.

Il est bien évident que la relance serait immédiate. Et comme tout le monde serait bien fatigué par ces déplacements supplémentaires, par le plein emploi enfin revenu, le tourisme ne tarderait pas à connaître de très beaux jours avec les vacances bien méritées. Surtout que le pouvoir d’achat reviendra dès le télétravail disparu.

Des bénéfices supplémentaires pour l’Etat pourraient également provenir de surtaxes visant toutes les entreprises facilitant le télétravail. Pas question d’interdire Google, Skype ou Microsoft, nous sommes dans un pays libre. Taxons-les, en plus elle sont pour la plupart étrangères : on fera d’une pierre deux coups pour la balance du commerce extérieur.

Enfin, l’augmentation de tous ces déplacements engendrerait un accroissement de la pollution. Une aubaine pour la recherche et pour les green tech mais aussi pour tout le secteur médical obligé de prendre en charge le surcroît de maladies liées à l’environnement.

Une conclusion s’impose : je me suis trompé trop longtemps et je vous demande pardon, amis lecteurs, pour vous avoir entraînés dans cette voie criminelle du télétravail.

Dès lundi, je prends rendez-vous avec mon banquier pour demander un crédit et je commande une grosse cylindrée. Il faut savoir reconnaître ces erreurs et faire quelques sacrifices pour une cause nationale.

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Le télétravail est bon pour l’environnement

Le 29 janvier 2009 | 2

Télétravaillez et vous protègerez l’environnement. Qui dit mieux ? Non seulement, chaque salarié aurait la possibilité de travailler chez lui occasionnellement mais en plus il permettrait, en limitant ses déplacements, de réduire les émissions de dioxyde de carbone.

Voici ce qui était avancé en le 16 octobre dernier à l’occasion de l’adoption à l’Assemblée générale d’un amendement visant à encourager le recours au télétravail. Jean-Pierre Decool, député-maire de Brouckerque, Serge Le Roux, vice-président de l’association française du télétravail et des téléactivités, et Bernard Gérard, député-maire de Marcq-en-Baroeul, qui ont proposé l’amendement n’en sont pas restés là. Ils ont déposé dans la foulée, fin octobre, un projet de loi (signés par près de 70 députés).

Reste à convaincre Nathalie Kosciusko-Morizet, la nouvelle secrétaire d’État chargée de la Prospective et du Développement de l’économie numérique, de l’inscrire à l’ordre du jour de l’Assemblée très prochainement.

A suivre…

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