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La haie, patrimoine de l’Orne

15 novembre 2008

Le conseil général de l’Orne a réalisé et mis en ligne en mai 2008 un superbe travail sur les haies du départements.

Réalisé en interne et rédigé par Laurent Nevoux (Chambre d’agriculture de l’Orne), Agnès Bataillon (CAUE de l’Orne) et Jean Ménard (conseil général de l’Orne), ce livret de 44 pages aborde tous els aspects de la haie, écologiques, esthétiques ou économique.

Ce petit guide joliment illustré explique comment les protéger, les entretenir et les replanter. Une réponse au saccage organisé.

Un superbe travail qui traîne sur mon disque dur depuis plusieurs mois car je voulais vous donner envie de le lire. L’application Issuu me donne l’occasion de le faire, dans de meilleures conditions qu’avec le PDF originel (à télécharger, 6.56 Mo).

Je vous recommande de le regarder en plein écran en cliquant ci-dessous sur « open publication ».

Ruralité et TIC : Zevillage participe aux Roumics

14 mars 2006

Logo_roumicsZevillage a été invité avec quelques membres du groupe « Usages ruraux de l’Internet » de la Fing à participer aux prochaines Rencontres ouvertes du multimédia et de l’Internet citoyen et solidaire (Roumics) le 6 avril à Bouvines, à côté de Lille.

Pdf_4Téléchargez la synthèse de la réunion que nous avions organisée à Alençon en novembre 2004 sur le thème de la ruralité et des TIC.

Nouveaux stages chez Savoir faire et découverte

11 mars 2006

228pub_dLe nouveau catalogue de Savoir faire et découverte est sorti : 130 activités différentes dont une quarantaine de nouveautés.

Vous pouvez découvrir les programmes complets de ces formations (plantez des haies, construire à la chaux ou en paille, faire son pain au levain ou sa bière artisanale, …) sur le site web de l’association.

Vous pouvez également commander le catalogue.

Les collectivités locales face au très haut débit

21 novembre 2005

A l’usage, on constate que les élus ont du mal à saisir les enjeux du très haut débit pour tous car ils connaissent mal le sujet. Si je radote trop, dites-le moi mais je pense utile de revenir sur le sujet ;-)

Plusieurs gouvernement successifs ont décidé – dans les faits – de ne pas bousculer France Telecom afin de ne pas trop fragiliser son modèle économique et ses investissements de lignes téléphoniques via fils de cuivre.

Le choix technologique de l’ADSL via ces fils de cuivre a donc été confirmé au détriment d’autres technologie d’avenir. Un choix qui favorise l’opérateur historique en milieu rural où il est le seul à disposer d’un réseau.
Pour être bien certain de conserver plus longtemps ce monopole de fait, l’ancien président de France Telecom, Thierry Breton, avait déployé tout le savoir faire en lobbying de son entreprise et son poids personnel pour faire signer dans l’urgence aux départements une charte dite des Départements innovants.

Pour faire court, cette Charte évince dans les faits les concurrents et permet à l’opérateur historique d’avancer le déploiement à son rythme. Les élus peuvent mettre en avant dans leur bilan le développement du « haut débit » grâce à l’ADSL ainsi que leur qualités de gestionnaires soucieux des contribuables car ce plan mirifique ne coûte rien aux collectivités locales (il ne manquerait plus que ça !).

Derrière les effets d’annonce, la réalité haut débit rural par ADSL est moins belle. La couverture n’est pas totale et les débits sont loins des 20 Mbps théoriques en zones urbaines dégroupées. La réalité c’est plutôt des débits de 256 Kbps, voire 50 bps quand ne réside pas à côté du répartiteur de France Telecom. Le terme de haut débit est volontaitement utilisé les opérateurs de manière abusive puisqu’on a fabriqué l’équivalence haut débit = ADSL. Malheureusement, elle n’est pas symétrique et ADSL n’égale pas forcément haut débit.

Je passe vite sur les pratiques déloyales et les abus de position dominante de l’opérateur historique (qui agacent du monde). Cela entraineraient une digression trop longue.

Heureusement, la porte de la concurrence s’ouvre. Mais l’opération de Thierry Breton a réussi : France Telecom a gagné du temps pour prendre des parts de marché ADSL. L’opérateur historique est compétent en lobbying amis aussi en marketing : un client abonné via ADSL en milieu rural n’est pas prêt de le quitter pour une technologie « alternative », surtout quand elle est un peu plus chère.

Et en plus, l’ouverture de la concurrence en milieu rural est complexe et prend du temps. Si j’en crois ce billet de Megathud (juriste dans une collectivité locale), les procédures sont lourdes et l’Etat n’arrange pas les choses. Les préfets se mêleraient même de favoriser des ententes entre opérateurs !

Tout cela n’apporte pas de « vrai » haut débit aux utilisateurs finaux, surtout en milieu rural. Le wimax est l’une des bonnes opportunités à court terme mais les collectivités locales feraient bien de commencer à se poser la question de la fibre optique pour tous. Pas si utopique qu’on pourrait le penser. Une pétition en ligne marque même l’intérêt grandissant des « Français d’en bas » pour cette qualité de service.

PS : à la lumière de la stratégie de FT pour maintenir son monopole sur le fil de cuivre, il faudrait surveiller que l’ancien opérateur public ne nous refasse pas le coup avec son réseau de fibre optique. C’est bien parti pour si l’on croit ce document « maison » d’octobre 2005 (fichier PDF) dans lequel on peut lire :

 » Pour France Télécom, l’accès optique est un enjeu majeur et résulte d’une stratégie volontariste pour que les clients (résidentiels ou professionnels) accèdent à des services de plus en plus nombreux et performants dans les années à venir. Il s’agit donc d’un investissement pour l’avenir, mais pas seulement en termes de gains en débits immédiats: toute l’infrastructure mise en place sera en effet capable, après demain, de supporter les normes futures et de supporter des débits beaucoup plus élevés.

Ceci pourrait condamner définitivement les technologies cuivre qui montrent actuellement leurs limites, notamment lorsqu’elles sont utilisées sur l’ensemble de la boucle locale. Il n’en est rien puisque les architectures mixtes optique/cuivre représentent des solutions très efficaces qui pourraient être déployées dans un premier temps.

Les accès optiques représentent donc une opportunité pour France Télécom de se positionner en leader des opérateurs innovants. Cependant leur déploiement est fortement conditionné par l’évolution du paysage réglementaire. »

Colloque sur l’attractivité des territoires

13 septembre 2005

L’association Montagne et ruralité organise le 30 septembre à Saint-Chély d’Apcher en Lozère un colloque sur Les territoires ruraux et le défi de l’attractivité :

 » En 10 ans, les territoires ruraux ont connu une évolution sociologique majeure, à l’origine en 2005 de la Loi pour le développement des territoires ruraux. Les acteurs de la ruralité et les espaces qu’ils occupent sont désormais divers et leurs intérêts contrastés, appelant des réponses différenciées, pour relever le défi d’une attractivité nouvelle.

Elus, représentants de l’Union européenne, du monde économique, éducatif et du secteur public, agriculteurs, mais aussi professionnels libéraux, associatifs, universitaires, télé travailleurs, … tous les acteurs de cette ruralité devenue plurielle sont invités à en débattre. « 

Un beau programme dans lequel on peut toutefois regretter l’absence d’entrepreneurs (qui va maintenir et développer des emplois ?) et du thème vital du haut débit (comment vont télétravailler les Lozériens sans haut débit ?) pour lequel se bat Pierre Ygrié et son association des Webs du Gévaudan.

Montagne et ruralité est une  association liée au CAUE de la Lozère présidé par Pierre Morel-à-l’Huissier. Ce député est l’auteur d’une récente proposition de loi sur le télétravail.

Sauvez les villages

8 mai 2005

(…)  » La France souffre dans sa ruralité. Je suis frappé de voir les efforts qui sont faits, par exemple, en Allemagne ou en Angleterre, par comparaison avec ce que devient notre pays aujourd’hui.

Qui est responsable ? les autorités, les gouvernements, les collecticités territoriales ? Pourquoi ne protège-t-on pas le petit patrimoine, la vallée où coule la rivière, la vigne à la sortie du bourg ?

Pourquoi tant de lotissements anarchiques, de petites maisons laides n’importe où ? Pourquoi ? Un manque de coordination des efforts, une vision à court terme ? Pourquoi la législation n’est-elle même pas respectée dans les zones protégées de 500 m ? On n’a pas conscience que tout cela est irréversible.

Pourquoi ne parle-t-on jamais de beauté ?  » (…)

William Christie , chef d’orchestre, fondateur de l’ensemble Les arts florissants et de l’académie pour jeunes chanteurs à Caen, Le jardin des voix – Extrait d’entretien in Maisons paysannes de France, printemps 2005.