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Quand le sénat s’empare du télétravail : compte-rendu du colloque

10 juin 2010

Mercreddi 9 juin s’est tenu au sénat un colloque sur le télétravail en présence de Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’Etat chargée de la prospective et du développement de l’Economie numérique avec la participation de :

  • Jean-Pierre Decool, député du Nord
  • Georges Tron, secrétaire d’Etat chargé de la Fonction publique
  • Pierre Morel à l’Huissier, député de la Lozère. Read the rest of this entry →

Zevillage dans le Billaut Show

5 juin 2010

Jean-Michel Billaut  m’a fait l’honneur d’une invitation dans son Billaut Show.

On y a parlé de télétravail, de Boitron, de télécentre, de l’Orne, de fibre optique, de webschool et de Ruralcamps. Entre autres.

Merci Jean-Michel (mieux connu comme Jean-Mimi à Pau).

Le combat pour développer les campagnes avec la fibre optique

9 octobre 2009

Le Monde consacre un long article à la croisade de notre ami Pierre Ygrié pour développer le Très haut débit par fibre optique en Lozère avec son association Les Webs du Gévaudan.

Déjà des années qu’il se bat pour apporter aux 75 000 Lozériens un aussi bon service que celui dont disposent les habitants des grandes villes.

Pierre essaie de faire partager ses convictions aux élus et aux décideurs du département : la fibre est un investissement indispensable au développement économique, un remède à la désertification, un moyen d’inverser le vieillissement de la population en rendant le territoire attractif.

Bravo Pierre et content de voir que vos efforts trouvent des échos.

Et, si vous aussi, vous estimez que les arguments « raisonnables » pour refuser le déploiement de la fibre à la campagne sont infondés, ne vous laissez plus faire.

L’aménagement des territoires ruraux est à la mode et c’est un choix de société.

Michel Mercier, le ministre la Campagne, annonce qu’il va consulter.  C’est le moment de réfléchir : voulons-nous réellement – et pas seulement dans la langue de bois officielle – répartir les aménagements avec équité et égalité sur tout l’Hexagone ?

Les Suédois l’ont choisi depuis longtemps, pourquoi pas nous ?

Et si les pouvoirs publics nous lachent, il nous reste l’exemple néerlandais : do it yourself avec les copains.

France numérique 2012 : du bon et du pas terrible

20 octobre 2008

Je suis allé à l’Elysée pour voir ce que le plan Besson sur l’économie numérique, France numérique 2012, nous avait concocté en matière de fibre optique rurale et de télétravail.

Je n’ai pas été déçu, ou plutôt si : l’Etat est fauché (on le savait) et si nous voulons de la fibre à la campagne il va falloir être imaginatif et se débrouiller tout seul.

Pour le télétravail, vous pourrez toujours suivre les travaux de la commission à créer ou attendre les offres « télétravail » de l’ANPE (enfin une mesure concrète).

Pour le reste, voir mon compte-rendu sur Adverbe.

Sinon, j’ai retrouvé quelques copains dans l’assistance et j’ai eu le temps de goûter au buffet (un tout petit peu seulement, j’ai filé prendre mon train).

Des élus locaux qui développent la fibre optique rurale

4 octobre 2008

Assez exemplaire cette démarche des élus de la communauté de communes Coeur de Maurienne expliquée ci-dessous.

Ils expliquent dans ce magazine mensuel vidéo (bonne idée à retenir) comment ils ont mis en place de la fibre optique en territoire rural de montagne pour développer l’activité économique et attirer ainsi des entreprises technologiques à forte valeur ajoutée.

On pardonnera au journaliste de nous montrer des antennes paraboliques pour illustrer les propos sur la fibre ;-)

Les collectivités locales face au très haut débit

21 novembre 2005

A l’usage, on constate que les élus ont du mal à saisir les enjeux du très haut débit pour tous car ils connaissent mal le sujet. Si je radote trop, dites-le moi mais je pense utile de revenir sur le sujet ;-)

Plusieurs gouvernement successifs ont décidé – dans les faits – de ne pas bousculer France Telecom afin de ne pas trop fragiliser son modèle économique et ses investissements de lignes téléphoniques via fils de cuivre.

Le choix technologique de l’ADSL via ces fils de cuivre a donc été confirmé au détriment d’autres technologie d’avenir. Un choix qui favorise l’opérateur historique en milieu rural où il est le seul à disposer d’un réseau.
Pour être bien certain de conserver plus longtemps ce monopole de fait, l’ancien président de France Telecom, Thierry Breton, avait déployé tout le savoir faire en lobbying de son entreprise et son poids personnel pour faire signer dans l’urgence aux départements une charte dite des Départements innovants.

Pour faire court, cette Charte évince dans les faits les concurrents et permet à l’opérateur historique d’avancer le déploiement à son rythme. Les élus peuvent mettre en avant dans leur bilan le développement du « haut débit » grâce à l’ADSL ainsi que leur qualités de gestionnaires soucieux des contribuables car ce plan mirifique ne coûte rien aux collectivités locales (il ne manquerait plus que ça !).

Derrière les effets d’annonce, la réalité haut débit rural par ADSL est moins belle. La couverture n’est pas totale et les débits sont loins des 20 Mbps théoriques en zones urbaines dégroupées. La réalité c’est plutôt des débits de 256 Kbps, voire 50 bps quand ne réside pas à côté du répartiteur de France Telecom. Le terme de haut débit est volontaitement utilisé les opérateurs de manière abusive puisqu’on a fabriqué l’équivalence haut débit = ADSL. Malheureusement, elle n’est pas symétrique et ADSL n’égale pas forcément haut débit.

Je passe vite sur les pratiques déloyales et les abus de position dominante de l’opérateur historique (qui agacent du monde). Cela entraineraient une digression trop longue.

Heureusement, la porte de la concurrence s’ouvre. Mais l’opération de Thierry Breton a réussi : France Telecom a gagné du temps pour prendre des parts de marché ADSL. L’opérateur historique est compétent en lobbying amis aussi en marketing : un client abonné via ADSL en milieu rural n’est pas prêt de le quitter pour une technologie « alternative », surtout quand elle est un peu plus chère.

Et en plus, l’ouverture de la concurrence en milieu rural est complexe et prend du temps. Si j’en crois ce billet de Megathud (juriste dans une collectivité locale), les procédures sont lourdes et l’Etat n’arrange pas les choses. Les préfets se mêleraient même de favoriser des ententes entre opérateurs !

Tout cela n’apporte pas de « vrai » haut débit aux utilisateurs finaux, surtout en milieu rural. Le wimax est l’une des bonnes opportunités à court terme mais les collectivités locales feraient bien de commencer à se poser la question de la fibre optique pour tous. Pas si utopique qu’on pourrait le penser. Une pétition en ligne marque même l’intérêt grandissant des « Français d’en bas » pour cette qualité de service.

PS : à la lumière de la stratégie de FT pour maintenir son monopole sur le fil de cuivre, il faudrait surveiller que l’ancien opérateur public ne nous refasse pas le coup avec son réseau de fibre optique. C’est bien parti pour si l’on croit ce document « maison » d’octobre 2005 (fichier PDF) dans lequel on peut lire :

 » Pour France Télécom, l’accès optique est un enjeu majeur et résulte d’une stratégie volontariste pour que les clients (résidentiels ou professionnels) accèdent à des services de plus en plus nombreux et performants dans les années à venir. Il s’agit donc d’un investissement pour l’avenir, mais pas seulement en termes de gains en débits immédiats: toute l’infrastructure mise en place sera en effet capable, après demain, de supporter les normes futures et de supporter des débits beaucoup plus élevés.

Ceci pourrait condamner définitivement les technologies cuivre qui montrent actuellement leurs limites, notamment lorsqu’elles sont utilisées sur l’ensemble de la boucle locale. Il n’en est rien puisque les architectures mixtes optique/cuivre représentent des solutions très efficaces qui pourraient être déployées dans un premier temps.

Les accès optiques représentent donc une opportunité pour France Télécom de se positionner en leader des opérateurs innovants. Cependant leur déploiement est fortement conditionné par l’évolution du paysage réglementaire. »

Timides avancées de la fibre optique dans l’Orne

13 novembre 2005

Après la signature début novembre d’une convention entre la communauté urbaine d’Alençon et France Telecom pour la desserte en fibre optique, les Alençonnais attendent impatiemment le dégroupage de Free prévu pour fin 2005 (DSLAM pour l’ADSL mais aussi fibre optique).

Petite suggestion pour le reste du département : pourquoi ne pas lancer des projets de desserte par fibre optique depuis le réseau qui court le long de la nouvelle autoroute A28 (Rouen-Alençon) et de la future A88 (Sées-Caen) ?